(Ottawa) Le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, estime que l’épisode vécu par son collègue le juge Clément Gascon aura servi à livrer un message positif à la société en général.

Lina Dib
La Presse canadienne

En mai, on avait perdu la trace du juge Gascon pendant quelques heures. La police d’Ottawa avait été alertée par sa famille. Le juge avait fait savoir, une semaine plus tard, qu’il avait été victime d’une « attaque de panique » et qu’il soignait depuis 20 ans des troubles d’anxiété et de dépression.

Son départ à la retraite était déjà prévu et annoncé au moment de cet incident.

PHOTO JUSTIN TANG, LA PRESSE CANADIENNE

Le juge en chef Richard Wagner

Selon le juge Wagner, cette « période difficile » à la cour aura fait réaliser à plusieurs qu’il ne faut pas écarter les gens qui souffrent de problème de santé mentale.

Interrogé au cours de sa conférence de presse annuelle, jeudi matin, le juge Wagner y est allé d’un plaidoyer pour l’inclusion des nombreux Canadiens de tous horizons qui souffrent de maladie mentale. Il a vanté leur contribution à la société, a pris pour exemple le travail de son collègue Gascon pour la jurisprudence canadienne.

Le juge Wagner a conclu ses remarques en disant que si cette affaire aura servi à une prise de conscience collective de l’importance de ne pas écarter les gens qui souffrent de maladie mentale, le résultat aura été positif.