Devant les contestations soulevées, le gouvernement a de nouveau annoncé une révision du tracé de sa carte des « zones d’intervention spéciale » (ZIS) répertoriant les territoires où un moratoire interdit la construction dans les secteurs inondables.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Ce sont les municipalités qui ont transmis une demande afin d’être retirées de la ZIS, a précisé le porte-parole du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, Sébastien Gariépy. Après étude, le Ministère a jugé leur demande valide et a publié un projet d’arrêté ministériel. « Nous avons complété les analyses au cours de la présente semaine. Nous souhaitons répondre rapidement aux demandes qui nous ont été adressées », a ajouté M. Gariépy par courriel.

Parmi ces territoires se trouvent les municipalités des Cèdres, de Coteau-du-Lac, de Rivière-Beaudette et de Sainte-Barbe, qui sont ainsi soustraites en totalité au moratoire. Des parties de Pointe-Calumet, du canton de Dundee, des Coteaux, de Pointe-des-Cascades, de Saint-Anicet, de Saint-Stanislas-de-Kostka, de Saint-Zotique et de Salaberry-de-Valleyfield sont aussi retirées de la zone du moratoire de construction.

Le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Patrick Bousez, s’était montré déçu cette semaine que certaines municipalités, comme Les Cèdres et Coteau-du-Lac, n’aient pas été retirées de la liste en même temps que 31 autres lundi. Il n’a pas pu être joint hier.

Jusqu’au 19 août

Les citoyens peuvent s’attendre à d’autres modifications de la carte. « Le gouvernement a annoncé qu’il pouvait subsister des imprécisions à la délimitation du territoire inondé en 2017 et 2019 et que des parties du territoire pourraient être retirées de l’application de la ZIS », a indiqué M. Gariépy.

Les municipalités ont jusqu’au 19 août pour faire connaître leurs demandes de modifications.

En réponse aux questions sur le stress et l’inquiétude vécus par les gens touchés par le moratoire actuel alors qu’ils n’avaient pas subi d’inondations, le Ministère s’est dit conscient de la situation. « Nous sommes conscients que certaines personnes vivent du stress ou de l’inquiétude, c’est pourquoi nous voulons régulariser la situation, lorsque jugés pertinents, dans les meilleurs délais », a dit M. Gariépy.

Les zones d’intervention spéciale s’appliquent aux zones inondables 0-20 ans. L’annonce de ce moratoire avait provoqué de vives réactions ces dernières semaines. Quelque 5600 personnes avaient participé aux assemblées publiques dans différentes municipalités au début du mois de juillet.