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La grossesse de Caitlan Coleman aurait attiré l'attention des ravisseurs

Caitlan Coleman (à gauche), son mari Joshua Boyle et... (Photo archives, REUTERS)

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Caitlan Coleman (à gauche), son mari Joshua Boyle et deux de leurs enfants.

Photo archives, REUTERS

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Michell McQuigge
La Presse Canadienne
SMITHS FALLS, Ontario

L'otage canadien libéré après cinq ans de captivité en Afghanistan estime que sa femme et lui ont été la cible de ravisseurs parce que celle-ci était alors enceinte.

Joshua Boyle et sa femme Caitlan Coleman ont été libérés du réseau Haqqani par des commandos pakistanais plus tôt cette semaine.

Il affirme avoir entendu au moins une demi-douzaine de raisons pour lesquelles ils auraient été enlevés et séquestrés toutes ces années, contraints à élever leurs enfants en captivité.

La plus crédible serait toutefois le fait que Caitlan Coleman, une Américaine, en était à son troisième trimestre de grossesse au moment du rapt, en 2012.

Dans un courriel à La Presse canadienne, M. Boyle a souligné que les ravisseurs savaient qu'ils attendaient un enfant.

«Immédiatement après l'enlèvement, ils ont souvent dit que »les États-Unis paieront pour vous très rapidement, les États-Unis ne prendront pas le risque que le bébé soit né ici en prison»», a-t-il écrit.

Sa femme était évidemment au centre de l'attention dans les premières semaines de leur captivité, raconte-t-il, ajoutant que les ravisseurs tentaient de le provoquer en affirmant que le gouvernement américain cherchait à faire libérer sa femme, mais que les autorités canadiennes ne se souciaient aucunement de lui. Rien ne permet pour l'instant de vérifier la véracité de leurs dires.

La confiance des geôliers en leur propre plan aurait commencé à s'effriter en novembre 2012, un mois après leur prise en otage et quelques semaines avant la naissance de leur premier enfant.

Mme Coleman a accouché à trois autres reprises en captivité, mais seuls deux de ces bébés ont survécu et pu raccompagner leurs parents au Canada.

Joshua Boyle rapporte que les ravisseurs ont assassiné une de ses filles -alors qu'un nourrisson - en guise de représailles parce qu'il avait refusé une offre sur laquelle il n'a pas fourni plus de détails.

Il souhaite que les militants soient traduits en justice pour ce meurtre, de même que pour le viol de sa femme.

M. Boyle indique que sa famille a changé de prison à au moins trois reprises. Il dépeint la première comme «barbare», la deuxième comme plus confortable et la dernière comme le théâtre de violences, où sa femme et lui étaient fréquemment séparés et battus.

Il rapporte que leurs conditions de séquestration changeaient énormément selon leur geôlier: l'un d'eux leur permettait de manger des mangues, tandis qu'un autre les privait de savon pendant des mois.

Le 11 octobre, des commandos pakistanais ont effectué des descentes dans le secteur où ils étaient tenus en otages, grâce à des renseignements américains, alors que la famille était déplacée en véhicule.

«Lorsqu'il est devenu évident que des balles frappaient la voiture, nous avons présumé que c'était très mauvais, mais avec la grâce de Dieu, non, c'est finalement la meilleure chose qui nous est arrivée en cinq ans», raconte-t-il.

Cette opération est survenue presque cinq ans jour pour jour après que le couple eut perdu contact avec leurs proches lors d'un voyage dans une région montagneuse à proximité de la capitale afghane, Kaboul.

Leur voyage s'était amorcé durant l'été et les avait amenés en Russie, au Kazakhstan, au Tadjikistan, au Kirghizistan et finalement, en Afghanistan.

M. Boyle explique qu'ils venaient en aide à des villageois ordinaires dans une région sous le joug des talibans au moment de leur capture.

La famille est revenue au pays vendredi soir, à bord d'un vol d'Air Canada qui les a déposés à Toronto.

Un problème de santé éprouvé par leur fille a retardé sa déclaration initiale devant les médias, explique Joshua Boyle.

Des examens médicaux seront réalisés sur le reste de la famille et «si Dieu le veut», le processus de guérison tant physique que mentale s'amorcera sous peu, a-t-il indiqué.




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