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Le maire se dit victime d'intimidation de la part des policiers

Le maire de L'Assomption, Jean-Claudre Gingras... (PHOTO CAROLINE MIREAULT, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Le maire de L'Assomption, Jean-Claudre Gingras

PHOTO CAROLINE MIREAULT, COLLABORATION SPÉCIALE

Annabelle Blais
La Presse

Le maire de L'Assomption Jean-Claudre Gingras, impliqué dans des négociations difficiles avec les policiers de sa ville, se dit victime d'intimidation. Il soutient même que son arrestation de vendredi pour conduite avec facultés affaiblies est un coup monté.

M. Gingras dit avoir été piégé. Vendredi soir, il se trouvait au restaurant Taboo à l'Assomption. À sa sortie, un peu avant une heure du matin, il dit avoir remarqué une voiture de police devant le restaurant.

«Je pars et la voiture allume ses flashers, une deuxième voiture arrive et le superviseur arrive... tout ça en 30 secondes, faut le faire! Comme si j'étais un dealer de coke!», a-t-il expliqué à La Presse.

M. Gingras dit avoir été informé qu'il était alors en état d'arrestation, car il était soupçonné de conduire avec les facultés affaiblies. Selon le maire, les policiers ont choisi de l'amener au poste de Repentigny par «souci de transparence». «On m'attendait à Repentigny, donc c'était déjà arrangé», a-t-il poursuivi.

L'éthylomètre ne permet pas ici d'appuyer la thèse du maire, puisqu'il n'a pas réussi à souffler dans l'appareil. «Je ne peux pas souffler, j'ai déjà fait deux embolies pulmonaires, et après quelques secondes, je ne peux plus souffler. J'ai essayé, ça ne marche pas.» Aux yeux des policiers, il s'agissait d'un refus.

Le maire a quitté le poste en pleine nuit avec promesse de comparaître.

Un conflit lié aux relations de travail?

La relation du maire Gingras avec le Service de police de L'Assomption/Saint-Sulpice est particulièrement tendue depuis son arrivée en poste en raison des négociations difficiles de leur convention collective.

Lorsqu'il a été nommé maire, M. Gingras a d'abord refusé de reconnaître une entente de principe signée en octobre, en pleine campagne électorale. L'entente a finalement été entérinée le 14 janvier dernier, mais les policiers souhaitent aller en arbitrage.

Selon le maire, ce contexte est forcément lié à son arrestation. «Ça faisait deux semaines que ça circulait dans le village que j'allais me faire "arranger"», a-t-il affirmé.

Il se dit victime d'intimidation depuis deux semaines. Sa femme aurait reçu une contravention et des voitures de police circulent régulièrement devant sa résidence, gyrophares allumés, a-t-il illustré.

Le Service de police n'a pas rappelé La Presse, samedi. Le président de la Fraternité des policiers de L'Assomption/Saint-Sulpice, Sébastien Giroux, a toutefois indiqué à L'Écho de Repentigny que le maire n'était pas au-dessus des lois.

«Les agents qui sont intervenus avaient un motif raisonnable de croire qu'il avait commis une infraction, alors ils ont procédé à son arrestation. Le maire voit des tensions où il n'y en a pas», a-t-il déclaré à l'hebdo.

M. Gingras en est à sa deuxième arrestation pour conduite avec facultés affaiblies. Il a été arrêté à Repentigny en janvier 2013 et doit justement comparaître lundi.




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