Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Mis à jour le 23 juill. 2018
Jean Siag LA PRESSE

Karine Jean-Louis, 34 ans, Notre-Dame-de-Grâce, physiothérapeute au CUSM.

Qu'est-ce qui vous préoccupe en ce moment ?

Les discours d'extrême droite, le repli sur soi et l'intolérance d'une partie de la population. Que ce soit sur le plan racial ou religieux. La difficulté pour les immigrants d'obtenir des emplois, la discrimination systémique, le profilage racial, surtout aux États-Unis.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

Mes enfants. Quand je vais les chercher de l'école et qu'ils me sautent dans les bras, ça me met de bonne humeur.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

La quantité de déchets dans les océans, à peu près tout ce qui sort de la bouche de Donald Trump et les fausses nouvelles qui circulent sur Facebook. C'est très frustrant.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Janine Sutto. Ça fait déjà un moment, mais c'est elle qui me vient à l'esprit. C'est pas que j'étais une fan finie, mais sa mort m'a touchée. C'était une femme attachante, qui était dans le paysage culturel depuis tellement longtemps. On connaît aussi le dévouement qu'elle a eu pour sa fille handicapée.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Je dirais le Saguenay. J'ai visité cette région récemment et j'ai trouvé ça majestueux. Les fjords, le fleuve, c'était tellement beau et puis les gens étaient vraiment accueillants.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

Il faudrait moderniser les écoles. Ils ont commencé à rénover certaines d'entre elles, mais il y a beaucoup d'écoles vétustes surpeuplées. J'aimerais aussi que le milieu de vie soit plus agréable pour les enfants, qu'il y ait plus d'espaces verts dans les cours d'école.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

L'accessibilité des soins de santé à domicile. Surtout en réadaptation. Il y a beaucoup de patients qui pourraient rester à la maison s'ils avaient plus de services.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

C'était sur le meurtrier de la mosquée de Québec. Une psychiatre disait que nos questionnements par rapport à ses motivations auraient été totalement différents s'il avait été arabe ou musulman. On n'aurait pas cherché à comprendre pourquoi, on se serait limité à dire que c'était un Arabe.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

J'aurai 39 ans. Je me vois exactement à la même place. Mes enfants auront 8 et 10 ans... Ils seront dans la même école primaire. J'aime beaucoup NDG, je ne me vois pas ailleurs et je n'aime pas trop le changement.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

Quelqu'un qui s'identifie à la culture du pays, qui a une connaissance de sa culture et qui partage des valeurs d'accueil, d'inclusion.

Faites un voeu...

Qu'il y ait moins de conflits et plus d'actions pour stopper les changements climatiques et réduire la pollution.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

Je paierais ma maison, celle des membres de ma famille. Je continuerais à travailler, mais je me permettrais de voyager plus souvent. Je donnerais de l'argent à des organismes de bienfaisance pour l'accès à l'école, à l'eau.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif.

Ordinateur

Positif.

Carte de crédit

Négatif, c'est pratique, mais c'est un piège.

Télévision

Positif.

Bouteille de bière ou de vin

Positif.

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

« C'est avec humilité que j'accepte cette fonction. »

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.