Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Mis à jour le 9 juill. 2018
Sophie Allard LA PRESSE

Kieu-Quyen Truong, Brossard, 47 ans, pharmacienne

QU'EST-CE QUI VOUS PRÉOCCUPE EN CE MOMENT ?

On ne sait pas quel est l'avenir de la pharmacie. Le Québec est la seule province où l'on trouve des pharmaciens propriétaires, ça m'inquiète. Est-ce que ce genre de privilège va demeurer pour nous ou ça va être fini comme dans les autres provinces ?

QUELLE EST LA DERNIÈRE CHOSE QUI VOUS A MIS DE BONNE HUMEUR ?

Quand j'ai pu courir 5 kilomètres en 30 minutes il y a deux semaines !

QUELLE EST LA DERNIÈRE CHOSE QUI VOUS A MIS EN COLÈRE ?

Il m'arrive d'être de mauvaise humeur, de chicaner mes enfants, de dire ce que je pense, mais je ne suis jamais e n colère.

QUELLE EST LA DERNIÈRE PERSONNALITÉ PUBLIQUE DONT LA MORT VOUS A ÉMU ?

Nelson Mandela. Ça m'a fait quelque chose

SI VOUS POUVIEZ ET VOULIEZ VIVRE DANS UNE AUTRE VILLE DU QUÉBEC, LAQUELLE SERAIT-CE, ET POURQUOI ?

North Hatley, j'aime beaucoup ce coin-là, ou Charlevoix.

SI VOUS POUVIEZ CHANGER UNE SEULE CHOSE DANS VOTRE CIRCONSCRIPTION, QU'EST-CE QUE CE SERAIT ?

On est dans un coin multiethnique, il y a différentes mentalités. La plus belle chose que les gens pourraient changer : la pensée. Peut-on considérer l'être humain et non sa couleur, avoir plus d'ouverture ?

SI VOUS POUVIEZ CHANGER UNE SEULE CHOSE AU QUÉBEC, QU'EST-CE QUE CE SERAIT ?

J'aimerais que la politique se base sur des vraies choses et non pas sur des belles images. J'aimerais sentir que les politiciens posent des actions réellement pour les gens et non parce qu'ils ont un intérêt quelconque. Je ne parle pas pour tous les politiciens, mais de façon générale.

QUEL EST LE DERNIER CONTENU QUE VOUS AVEZ PARTAGÉ SUR FACEBOOK ?

Personnellement, je n'ai pas de Facebook. J'ai une page pour la pharmacie, mais ce sont les employés qui l'alimentent.

OÙ VOUS VOYEZ-VOUS DANS CINQ ANS ?

Sûrement ici, mais peut-être avec une liberté mentale. Présentement, j'ai beaucoup de responsabilités, je ne peux pas faire tout ce que je veux. Dans cinq ans, j'aimerais que vienne une indépendance, une liberté, peu importe ce que je vais faire.

QU'EST-CE QUE C'EST, POUR VOUS, ÊTRE QUÉBÉCOIS ?

Nous sommes un peuple très généreux, chaleureux. Nous sommes très accueillants. Je ne suis pas certaine que là où je suis née, on puisse faire la même chose. Je suis fière d'être ici, de pouvoir contribuer à cette société en faisant ce que je fais présentement. Je souhaite qu'on puisse faire encore plus.

FAITES UN VOEU...

La paix.

QUE FERIEZ-VOUS SI VOUS GAGNIEZ UNE SOMME IMPORTANTE ?

Le partage dans le bon sens. Je pense qu'on peut contribuer beaucoup pour ceux et celles qui en ont vraiment besoin.

DANS VOTRE VIE, CES CINQ OBJETS SONT-ILS POSITIFS OU NÉGATIFS ?

Téléphone

Très positif.

Ordinateur

Très positif.

Carte de crédit

Positif, mais dangereux.

Télévision

Je ne la regarde pas, pas négatif, pas positif.

Bouteille de bière ou de vin

Négatif. Si on ne consomme pas, ce n'est pas quelque chose qui manque.

VOUS DEVENEZ PREMIER MINISTRE DEMAIN. QUELLE EST LA PREMIÈRE PHRASE DE VOTRE PREMIER DISCOURS ?

« Je vais valoriser la place de la femme. » Je viserais l'épanouissement de ces femmes qui n'ont pas de place dans la société.

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.