Recherche Voyage

Réussir ses vacances de dernière minute

Aux Îles-de-la-Madeleine, il est très difficile de trouver... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Aux Îles-de-la-Madeleine, il est très difficile de trouver un gîte à la dernière minute jusqu'à la mi-août.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La symbolique date du 24 juin - qui signifie au Québec le début de la saison estivale - approche et vous n'avez toujours pas fait de réservation pour les vacances que vous prévoyez passer dans la Belle Province. Est-il trop tard? Ça dépend de vos envies...

Réserver à la dernière minute semble maintenant devenu la norme au Québec, confirment plusieurs intervenants de l'industrie touristique. Les prévisions météorologiques y sont pour beaucoup. «Ce que j'entends depuis les dernières années, c'est que les gens attendent de voir quel temps il va faire [avant de réserver]», indique Odette Chaput, directrice générale de Terroir et saveurs, un réseau qui regroupe plus de 450 établissements d'hébergement, de restauration et d'agrotourisme.

Nancy Lemieux, propriétaire de l'auberge des Glacis, à L'Islet, près de Saint-Jean-Port-Joli, a aussi remarqué que les vacanciers ne s'y prenaient pas à l'avance pour choisir et réserver une nuit dans son établissement qui compte 16 chambres.

«Ça fait deux ou trois ans que je refoule des gens à la porte parce que je n'ai plus de place. Ils se disaient tous qu'ils attendraient de voir s'il y aurait de la pluie [avant de venir].»

Mais le fait de se décider à la dernière minute ne signifie pas nécessairement que les voyageurs se verront contraints de dormir dans leur voiture ou qu'ils ne pourront pas manger au restaurant. S'il est vrai que lorsque se déroulent des événements majeurs comme le Festival d'été de Québec, les FrancoFolies ou le Festival western de Saint-Tite, la planification est préférable, il y a moyen de se décider à quelques jours d'avis surtout si l'on veut voyager en semaine, croit Mme Chaput.

Il faut néanmoins être flexible et s'attendre à peut-être devoir faire une croix sur le gîte ou l'hôtel où l'on rêvait de passer la nuit.

Par exemple, bien qu'elle admette que presque toutes les fins de semaine de juin, juillet et août affichent complet, Ingrid Lemm, directrice des ventes et du marketing de l'Auberge Saint-Antoine, à Québec, souligne que les dimanches, lundis et mardis prennent davantage de temps à se «remplir». Il est donc encore possible de séjourner dans cet hôtel-boutique cet été. Il ne faut toutefois pas s'attendre à avoir la chambre que l'on souhaitait au départ. Celles dotées d'une terrasse ou celles qui comptent deux lits sont très convoitées.

L'exemple gaspésien

À l'Association touristique régionale (ATR) de la Gaspésie, on confirme aussi qu'il est possible de trouver un endroit où se loger pendant les vacances même pour les gens qui planifient un séjour de façon... spontanée. Fait assez surprenant puisque la Gaspésie est une région éloignée où les Montréalais ne vont rarement que pour un court séjour. On pourrait donc avoir l'impression que les vacanciers font leurs réservations bien avant le début de la saison estivale, histoire d'éviter de faire une tournée d'hôtels avant de dénicher une chambre. Ce n'est pas le cas, souligne Christine St-Pierre, responsable des communications de Tourisme Gaspésie. «Les gens veulent se garder une porte ouverte [s'il ne fait pas beau]», souligne Mme St-Pierre.

Les Îles-de-la-Madeleine sont toutefois une exception.

«Le 25 juin, si vous n'avez rien organisé et que vous visez les vacances de la construction, ça va être difficile, le bateau est plein», indique Marie-Christine Leblanc, agente de marketing et de communication pour Tourisme Îles-de-la-Madeleine.

Et ce rythme se poursuit jusqu'à la mi-août. Elle rappelle toutefois aux gens que la fin de l'été et le début de l'automne, des périodes où le flot de touristes diminue considérablement, sont des moments très agréables pour visiter ce coin de pays. Il est alors plus facile de réserver peu de temps avant le départ.

Les amateurs de camping devraient aussi savoir qu'il reste bien peu de disponibilités dans les terrains des parcs nationaux et réserves fauniques québécois pendant les fins de semaine ainsi qu'en juillet et en août, confirme Lucie Boulianne, porte-parole de la Société de plein air du Québec (SEPAQ). «Il reste quelques ouvertures, mais il faut être souple et ne pas être exigeant sur le site.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer