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Nicaragua: à chacun son île

Vue du volcan Concepción de Moyogalpa, à Ometepe.... (Photo Rodolphe Lasnes, collaboration spéciale)

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Vue du volcan Concepción de Moyogalpa, à Ometepe.

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Rodolphe Lasnes

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La Presse

La plus grande étendue d'eau douce en Amérique centrale est ornée de centaines d'îles. Au choix, prélassez-vous dans le luxe dans un minuscule îlot, évadez-vous loin de tout dans un archipel verdoyant, jouez aux archéologues ou grimpez des volcans. Il y en a pour tous les goûts! On en oublierait presque les (rares) requins-bouledogues qui rôdent dans les eaux de cette «douce mer», comme on surnomme localement le lac Nicaragua.

Pour les amoureux de la nature: Isla de Ometepe

Avant même de débarquer, le paysage est impressionnant: deux volcans aux cônes parfaits trônent dans cette île, la plus grande et la plus visitée de toutes. La partie nord d'Ometepe est desservie par une véritable route. On y croise les principales bourgades (dont Moyogalpa, 6000 habitants), un petit aéroport et les ports d'accès. Même si le volcan Concepción est toujours actif (dernière éruption en 2010), les randonneurs pourront s'attaquer à ses 1610 m de pentes abruptes (comptez six heures de rude grimpette). Il est cependant préférable de se diriger vers la partie sud de l'île pour apprécier sa véritable nature. Ici, on se promène plus aisément à pied, à vélo ou à cheval, dans un paysage dominé par la forêt tropicale qui tapisse les flancs du volcan Maderas (1394 m). Son ascension est moins éprouvante et, au sommet, on est récompensé par une vue splendide (si les nuages se font discrets) et un cratère baigné d'un joli lac.

Pour rester actif sans s'épuiser, il est aussi possible de s'initier à l'agriculture biologique dans les fincas de l'île. Mais rassurez-vous, un séjour dans Ometepe n'est pas obligatoirement synonyme d'effort. Se prélasser sur les plages de sable volcanique et se tremper dans les eaux fraîches et limpides des sources de l'Ojo de Agua font aussi partie du plaisir.

Accès: une heure de traversier de San Jorge (port situé à une heure et demie de route de Granada).

Hébergement: vaste choix pour tous les budgets, dont plusieurs fermes auberges comme la Finca Mystica.

Las Isletas et le volcan Mombacho dans les... (Photo Rodolphe Lasnes, collaboration spéciale) - image 2.0

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Las Isletas et le volcan Mombacho dans les nuages.

Photo Rodolphe Lasnes, collaboration spéciale

Pour un séjour de luxe: Las Isletas

Encore une histoire de volcan! C'est à une gigantesque éruption du Mombacho que l'on doit les 365 îlots qui forment cet archipel situé tout près de la splendide ville coloniale de Granada. Certains se résument à quelques roches basaltiques ou abritent uniquement une villa, d'autres accueillent de petits villages qui débordent au-dessus des flots. Il est aisé d'affréter une barque à moteur pour découvrir ces îles verdoyantes le temps d'une rapide croisière. Mais il est nettement plus agréable de séjourner dans l'une d'elles. Coup de coeur pour Zopango, isleta privée magnifiquement préservée et véritablement écologique. Couverte de bananiers, flamboyants, ficus, manguiers, cacaotiers et papayers (servez-vous à volonté!), elle cache dans sa verdure une auberge de trois chambres aussi confortables qu'agréables. Vous pouvez même choisir un petit coin tranquille pour installer votre lit de camp pour la nuit, près de l'eau. On partage ce petit paradis avec une multitude d'oiseaux qui font office de réveille-matin et Cachou, un sympathique (et parfois turbulent) singe capucin. Outre le farniente, promenades en kayak, pêche artisanale, observation ornithologique et bons repas sont proposés par les propriétaires français.

Accès: 30 minutes (voiture et bateau) de Granada.

Les statues de Zapatera.... (Photo Rodolphe Lasnes, collaboration spéciale) - image 3.0

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Les statues de Zapatera.

Photo Rodolphe Lasnes, collaboration spéciale

Pour les apprentis Indiana Jones: Isla Zapatera

L'une des moins connues des îles du lac Nicaragua, mystérieuse et très peu aménagée, est aussi un parc national. Sur cette grande terre montagneuse (52 km2), pas de route et encore moins d'électricité. Juste des sentiers qui permettent d'atteindre le sommet d'un volcan endormi (629 m), de rejoindre de minuscules villages ou encore le petit lac del Tesoro Escondido, dont le trésor caché se résume aux bienfaits dermatologiques de sa terre argileuse. Dans les temps précolombiens, le peuple Chorotega vivait ici. Ses membres ont laissé des dizaines de statues de basalte représentant des humains portant sur leur tête leur alter ego animal (jaguar, singe, tortue...), dont les originaux sont pour la plupart conservés au musée Convento San Francisco, à Granada. En plus des répliques des statues, on admire de nombreux vestiges de cette civilisation sur le site de Sonzapote, et encore plus de pétroglyphes dans la petite île voisine sympathiquement nommée Isla del Muerto (île du Mort). Mais la signification de ces derniers demeure une énigme: simple cimetière, lieu de rituels et de sacrifices, observatoire astronomique? Des heures de plaisir pour les passionnés d'archéologie, qui en profiteront pour découvrir les autres beautés de cette île sauvage rarement visitée.

Accès: 2 heures en bateau de Granada.

Pour déconnecter: Archipel de Solentiname

Direction le sud-est du lac pour découvrir ces 36 îles luxuriantes et isolées. Pas de route, les bateaux sont les seuls engins motorisés, peu d'électricité, les réseaux téléphoniques peinent à se rendre jusque-là. En contrepartie, le chant des oropendolas, le vol d'un toucan, les couchers de soleil inoubliables et le calme absolu. Guère étonnant que cet environnement inspire les artistes locaux, qui excellent dans la peinture naïve. Leurs toiles aux couleurs vives représentant une nature merveilleuse sont cotées. Dans Isla La Venada, Rodolfo Arellano est le patriarche d'une famille de peintres qui s'étend maintenant sur trois générations. Tous ouvrent volontiers leur atelier aux visiteurs. Dans Isla Mancarrón, chaque habitant ou presque semble oeuvrer dans la sculpture de fines figurines en balsa. Cette île, la plus grande et la plus peuplée, est aussi la plus vivante. Une église aux murs décorés de peintures naïves, un musée d'archéologie et divers sentiers de randonnée occupent ceux que l'oisiveté effraie. En quelques coups de pagaie, on débarque dans San Fernando, la seule autre île où il est possible de séjourner. Un autre petit paradis tropical qui ressemble à s'y méprendre à une fresque magnifique. 

Accès: 1 heure en bateau de San Carlos (ville située à 45 minutes de vol ou 5 heures d'autocar de Managua).

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