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Le roi Momo ouvre le carnaval de Rio

«Pour la deuxième année consécutive, je déclare le... (PHOTO SERGIO MORAES, REUTERS)

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«Pour la deuxième année consécutive, je déclare le carnaval de Rio ouvert», a déclaré le roi Momo 2015, de son vrai nom, Wilson Dias da Costa Neto, 28 ans, qui avait déjà été élu l'an dernier.

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Claire DE OLIVEIRA NETO
Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO, Brésil

Symbole de tous les excès et de toutes les folies, le gros roi Momo règne officiellement sur Rio depuis vendredi et pour cinq jours de carnaval pendant lesquels les Brésiliens espèrent oublier stress et problèmes économiques.

«Je remets les clés de la ville au roi Momo. [...] C'est lui qui maintenant se débrouillera avec les embouteillages et les travaux pour les Jeux olympiques [de 2016]. Je ne reprends le travail que le mercredi des Cendres», a déclaré le maire Eduardo Paes, arborant tee-shirt et panama lors d'une cérémonie symbolique de passation de pouvoirs.

«Pour la deuxième année consécutive, je déclare le carnaval de Rio ouvert», a alors annoncé le roi Momo 2015, de son vrai nom Wilson Dias da Costa Neto, 28 ans, qui avait déjà été élu l'an dernier déjà.

Brandissant l'énorme clé symbolique de la ville, recouverte de paillettes blanches et dorées, Momo s'est lancé dans une samba frénétique, pleine de grâce et légèreté malgré son embonpoint, imité par ses deux princesses et le maire.

C'est également au nouveau roi de Rio que reviendra la responsabilité d'ouvrir dimanche et lundi les luxueux défilés des écoles de samba qui doivent durer toute la nuit sur le sambodrome devant plus de 70 000 spectateurs. Ils sont considérés comme le plus grand spectacle du monde à ciel ouvert et «l'apothéose» du carnaval.

Mais le sambodrome, qui accueille tous les ans son lot de célébrités - parmi elles cette année le joueur de tennis Rafael Nadal -, n'a pas le monopole de cette grande fête.

La drague dans les «blocos»

Dans toutes les grandes villes du pays comme Sao Paulo, Salvador de Bahia ou Recife, les habitants se sont lancés depuis trois semaines déjà dans les «blocos», les défilés populaires de rue aux rythmes endiablés.

Les Brésiliens attendent ces blocos toute l'année pour exprimer leur grand art de faire la fête, et aussi oublier leurs problèmes: cette année, la crise économique, la sécheresse et le scandale de corruption qui secoue Petrobras, la compagnie phare du pays.

À Rio, dès ce vendredi, trente blocos devaient investir en musique les rues de plusieurs quartiers de la ville, sous la chaleur torride de l'été austral.

Dans ces blocos, les femmes se trémoussent dans des tenues (le plus souvent très légères) de diablesses, nonnes, policières ou infirmières. Pour les hommes, il suffit d'exhiber abdominaux et biceps. Les moins en forme choisissent un accoutrement fantaisiste pour attirer le regard des filles car la drague est la règle d'or dans ces blocos.

Le plus attendu est celui du «Bola Preta» (boule noire), samedi, au centre de Rio. Créé en 1918 il regroupe aujourd'hui près de deux millions de personnes.

Les hôtels de Rio, la ville qui attire le plus de touristes, seront remplis à 78 % pendant la semaine du carnaval, a annoncé l'Association brésilienne de l'industrie des hôtels de Rio (ABIH-RJ). Près d'un million de touristes (à 70 % Brésiliens) sont attendus, ce qui devrait rapporter plus de 1,2 milliard de reais (500 millions de dollars) à la ville.

Pour assurer la sécurité, la police militaire a fait appel à un contingent de 15.000 agents, soit 6.000 de plus que l'an dernier. La surveillance sera renforcée près du sambodrome et aux alentours des innombrables blocos. Les principales avenues du centre-ville seront bloquées à la circulation dès vendredi soir. Aux alentours du sambodrome, 65 caméras de vidéosurveillance seront utilisées, contrôlant notamment les tribunes.

«Pour la première fois, nous allons installer un mini centre intégré de commande et de contrôle, impliquant la police civile et les pompiers», a indiqué le colonel Claudio Lima Freire, sous-chef de l'état-major.

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