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L'industrie touristique tunisienne entre inquiétude et résilience

Des gerbes de fleurs ont été déposées sur... (PHOTO ZOHRA BENSEMRA, REUTERS)

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Des gerbes de fleurs ont été déposées sur la plage de Sousse où 38 personnes sont mortes dans un attentat, vendredi. L'attaque risque de nuire à l'industrie touristique, qui représente 7 % du produit intérieur brut tunisien.

PHOTO ZOHRA BENSEMRA, REUTERS

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La Tunisie après Ben Ali
La Tunisie après Ben Ali

Notre dossier sur la crise politique et sociale en Tunisie. »

L'attentat terroriste survenu vendredi à Sousse, une station balnéaire fort populaire, risque de nuire à l'industrie touristique en Tunisie, qui déploie, depuis quelques années, beaucoup d'efforts pour ramener les visiteurs au pays, notamment les Québécois. Mais la réaction de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) de ne pas dissuader les vacanciers de se rendre en territoire tunisien peut toutefois donner de l'espoir à ce petit pays du Maghreb.

« Pour ne pas amplifier l'effet des actions terroristes, certains pays comme la France, sous le leadership de l'OMT, n'ont pas émis d'avis de non-voyage en Tunisie », explique François Bédard, titulaire intérimaire de la Chaire de tourisme Transat ESG UQAM.

Sur son site internet, le ministère des Affaires étrangères invite ses ressortissants à être extrêmement prudents sans pour autant leur conseiller d'éviter de se rendre là-bas. 

« Ça devient une décision personnelle des voyageurs [d'y aller ou non]. Ça a comme effet de minimiser la période d'insécurité. C'est intéressant et encourageant. »

Une réaction qui, selon lui, permet à l'industrie touristique tunisienne d'espérer que ces événements n'aient un impact qu'à court terme.

Le spécialiste admet toutefois que l'attaque de vendredi qui s'ajoute à celle survenue en mars au musée du Bardo à Tunis - dont la majorité des victimes étaient dans les deux cas des étrangers - dissuadera certainement bien des voyageurs de s'envoler pour la Tunisie. Une mauvaise nouvelle pour ce pays où l'industrie touristique représente 7 % du produit intérieur brut.

Rappelons que, à la suite des événements du Printemps arabe, le ministère du Tourisme s'était lancé dans une opération séduction pour que les vacanciers, qui avaient déserté le pays, reviennent en sol tunisien.

De 17 000 pendant les belles années, le nombre de visiteurs canadiens est passé à 7000 dans la foulée de la révolution de 2011.

«On ne va pas baisser les bras»

La mise en place d'une liaison directe entre Montréal et Tunis pendant la saison estivale, le fait français et la beauté des plages sont autant d'arguments qu'utilisait depuis plus d'un an l'Office national tunisien au Canada (OTT) pour convaincre les visiteurs québécois de mettre le cap sur ce pays de désert et de dattes. Quelques voyages de presse ont également été organisés afin de permettre aux journalistes de constater que l'endroit était apte à recevoir des visiteurs.

Après tout ce travail, le directeur de l'OTT au Canada, Issam Kherredine, affirme ne pas avoir l'intention de courber l'échine. « On ne va pas baisser les bras, dit-il. Ce n'est pas la Tunisie qui a été visée, c'est toute la communauté internationale. »

Dans un communiqué diffusé dimanche, le ministère tunisien du Tourisme a pour sa part assuré que des mesures de sécurité seront mises en place. « Les unités de la police touristique seront armées et opérationnelles à l'intérieur et à l'extérieur des zones et des unités touristiques à partir du 1er juillet 2015, peut-on lire. Mille agents de sécurité seront affectés pour renforcer ce corps et des unités sécuritaires fixes et mobiles seront déployées à proximité de ces zones. »

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