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Les dessous d'un safari

  • Pendant ces 14 jours, tout le monde devait contribuer à l'organisation des repas et à la logistique des transports. (Photo Sylvie St-Jacques, La Presse)

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    Pendant ces 14 jours, tout le monde devait contribuer à l'organisation des repas et à la logistique des transports.

    Photo Sylvie St-Jacques, La Presse

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  • La capitale du Mozambique, avec son architecture coloniale portugaise et ses bâtiments en décrépitude, comporte quelques joyaux. (Photo Sylvie St-Jacques, La Presse)

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    La capitale du Mozambique, avec son architecture coloniale portugaise et ses bâtiments en décrépitude, comporte quelques joyaux.

    Photo Sylvie St-Jacques, La Presse

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  • Nous avons été particulièrement gâtés, en matière de présence éléphantesque. (Photo Sylvie St-Jacques, La Presse)

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    Nous avons été particulièrement gâtés, en matière de présence éléphantesque.

    Photo Sylvie St-Jacques, La Presse

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  • Le terrain de camping Letaba était bien équipé, avec prises électriques, four pour le charbon de bois et restos à proximité. (Photo Sylvie St-Jacques, La Presse)

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    Le terrain de camping Letaba était bien équipé, avec prises électriques, four pour le charbon de bois et restos à proximité.

    Photo Sylvie St-Jacques, La Presse

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(Johannesburg) Comment trace-t-on l'itinéraire d'un safari africain? Quels sont les aléas à prévoir, les astuces à trouver avant de partir à l'aventure? Notre journaliste a vécu l'expérience d'un «safari maison» de 14 jours en Afrique du Sud, au Mozambique et au Swaziland. Récit.

«Nous aurions pu causer un accident fatal si la remorque s'était détachée du véhicule. Nous avons été hyper chanceux!»

En bordure d'une grande route de la province du Mpumalanga, nous restons solidaires de Juan, notre guide, qui fait son possible pour aider de bons samaritains qui se sont arrêtés pour nous prêter main-forte. Quelques instants plus tôt, nous roulions sans souci, les fenêtres grandes ouvertes, avant qu'un «crunch» saisissant provoque un frisson collectif et notre arrêt immédiat.

«Votre remorque n'avait aucune chance de rester accrochée au Land Cruiser. Celui qui a arrangé ce système d'accrochage a fait un job de m...», a tranché notre sauveteur, qui se trouvait aussi à être mécanicien.

Quarante-huit heures auparavant, nous quittions Johannesburg avec des bagages pour 14 jours, le frigo plein de provisions et du matériel de camping pour trois couples. Et une remorque que l'on croyait solidement fixée à notre véhicule beige safari.

Si nous avions été de «vrais» touristes - et non un guide et six amis recrutés pour «défricher» une route de safari -, l'événement aurait pu prendre des dimensions dramatiques. Or, c'est justement le but de ce genre de «test»: faire l'expérience de tout ce qui ne tourne pas rond, avant de mettre sur le marché une formule éprouvée.

Nous avons résolu le problème avant de quitter notre première destination (Blyde River Canyon) pour poursuivre notre chemin vers la région nord du parc national Kruger, et planter nos tentes sur le terrain de camping Letaba.

Ces trois jours dans le Kruger ont été occupés par d'agréables promenades en matinée et en fin d'après-midi. Des crocodiles dévorant une carcasse d'éléphant, des clans de zèbres aux habits disco, des antilopes à chaque croisement, des girafes rêveuses aux longs cils, des clans d'éléphants territoriaux traversant la rivière à 17h, d'innombrables oiseaux colorés... Mais hélas, ni lion ni guépard. On reviendra, pour les félins!

La savane à prix d'ami

Agréable, bien que sans luxe, ce voyage a sollicité notre sens de la débrouillardise. Du camping en tentes était prévu pour ces 14 jours. Les uns étaient responsables des salades et grillades des repas du soir, d'autres s'occupaient d'allumer le «braii» (barbecue à la sud-africaine), et tout le monde montait les tentes.

Notre Cruiser a honorablement tenu la route et contourné les abyssaux nids-de-poule pendant les 550 km qui séparent le poste frontalier Giriyondo de la péninsule de Ponto do Barra, réputée pour ses plages où s'amassent plongeurs et surfeurs.

À Barra, à l'issue d'une chasse au camping dans de sinueuses pistes de sable, nous avons fini par trouver un paradisiaque refuge dans un campement doté d'une vue époustouflante sur la mer. «Vous avez de la chance: 80% de mes clients ont annulé leurs réservations, parce qu'ils ont eu peur de la guerre civile qui fait rage dans le nord du pays», nous a dit le propriétaire des lieux, qui a tout de même tenu à nous rassurer: le climat d'instabilité au Mozambique ne touchait pas la péninsule, affirmait-il.

Barra a été une agréable pause avec baignades dans l'eau chaude et salée, plongées avec les requins-baleines, souper de crevettes grillées à la belle étoile, longues marches sur la plage... Bilene était notre prochaine destination. Pas de chance: un menaçant feu de brousse, difficilement maîtrisé par des pompiers volontaires armés de seaux d'eau, nous a motivés à plier bagage et filer vers Maputo à peine quelques heures après notre arrivée.

La capitale du Mozambique, avec son architecture coloniale portugaise et ses bâtiments en décrépitude, n'est pas un incontournable. Nous avons quand même apprécié ses bordéliques marchés publics, sa vie nocturne animée, la gentillesse de ses citadins et la qualité des espressos et natas (tartelettes portugaises aux oeufs) des cafés du centre-ville.

Dans la verdoyante monarchie du Swaziland, où nous avons planté nos tentes pour une nuitée avant de regagner Johannesburg, un paisible parc national nous a accueillis avec de splendides sentiers de randonnée pour dégourdir nos jambes.

Quatorze jours plus tard, nous sommes rentrés à «Jo'Bourg» avec une remorque en moins, des vêtements qui sentaient la fumée, du sable de Ponto do Barra dans nos sacs à dos, des rudiments de portugais et une meilleure compréhension de la psychologie des éléphants.

Quelques astuces pour un safari budget

Pour ceux qui préfèrent la formule «safari en groupe», combien pour une place dans un Cruiser?

Le voyage de 14 jours à partir de Johannesburg avec 5 jours en Afrique du Sud, 6 jours au Mozambique et 2 jours au Swaziland, comme celui testé dans le cadre de ce voyage, coûte environ 2700$ par personne, en occupation double.

Et combien pour les aventuriers autonomes? Voici comment se lancer à l'aventure sans acheter sa place dans un groupe.

Louez une voiture (ou un 4X4)

À partir de l'aéroport de Johannesburg (où Avis, Budget et autres ont des comptoirs), vous pouvez louer une voiture avec assurances pour aussi peu que 25$ par jour. Prévoyez environ 12$ par jour pour l'essence. Par contre, si vous comptez vous aventurer au Mozambique, la location d'un véhicule 4X4 est plus que recommandée.

Faites l'épicerie

Équipez-vous d'une glacière, d'ustensiles de camping et visitez Pick'n'Pay, Checkers ou Spars, de grandes chaînes où vous trouverez absolument tout ce qui faut pour se sustenter. Et n'oubliez pas le charbon de bois et la viande pour le braii!

Réservez

Le parc Kruger compte environ 35 terrains de camping et il en coûte environ 22$ par personne pour y loger une nuit. On réserve par l'entremise de sanparks.org/parks/kruger.

Sans oublier...

Des jumelles (essentielles), des cartes routières et une carte du parc Kruger, un guide de reconnaissance des mammifères et oiseaux, et un respect pour les animaux. Et pendant que vous y êtes: éteignez la clim, baissez les vitres et ouvrez les oreilles!




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