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Brad Marchand à Québec: en territoire hostile... mais pas tant que ça

L'attaquant des Bruins de Boston Brad Marchand a... (Photo Chris O'Meara, Associated Press)

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L'attaquant des Bruins de Boston Brad Marchand a inscrit 85 points, dont 34 buts, la saison dernière.

Photo Chris O'Meara, Associated Press

(Québec) Peu de joueurs sont aussi détestés par les partisans du Canadien de Montréal que Brad Marchand. Il a ce talent inné pour marquer des buts en plus de brasser la cage, toujours avec ce sourire narquois impossible à effacer. Ajoutez à cela les écarts de conduite qui viennent avec son rôle, comme ses coups de langue en séries, et vous avez l'archétype de la petite peste dans la LNH.

En visite à Québec pour participer au Pro-Am Gagné-Bergeron, à l'invitation de son coéquipier et ami Patrice Bergeron, Marchand se sentait-il en territoire hostile ?

« Il y a plusieurs partisans des Bruins ici. Peut-être que j'aurai un peu d'appui. »

Effectivement, le public s'est montré très chaleureux à son endroit. Quelques huées par-ci, par-là, mais en général, les 10 000 spectateurs étaient ravis de le voir sur la glace. Ses adversaires ont aussi accepté de mettre la rivalité de côté, le temps d'un match amical.

« Ce n'est pas juste à Montréal qu'il est détesté, a expliqué Phillip Danault en riant. Il a deux personnalités, une sur la glace et une hors glace. Hors de la glace, c'est une personne normale, mais sur la glace, il est capable d'avoir deux faces et c'est pour ça qu'il est excellent dans son rôle. »

« C'est une petite peste, c'est ce qui fait de lui un excellent joueur. »

« Il a le rôle d'une petite peste, a ajouté le nouveau venu du Canadien Xavier Ouellet. Il travaille extrêmement fort, il frappe dur. Il est un grand compétiteur. Je ne le connais pas personnellement, je ne peux pas dire comment il est en dehors de la glace, mais sur la glace, il est dur à affronter. »

Marchand s'est développé à travers les années, et il a toujours reconnu le rôle de Claude Julien dans son évolution comme joueur de hockey. Il est passé de celui qui mettait trop souvent son équipe dans le pétrin à celui qui marque 30 buts par saison. C'est un peu ce Brad Marchand indiscipliné que Simon Gagné a connu quand il s'est joint aux Bruins, en 2014.

« Je pense qu'il s'est calmé un peu, mais tu le vois encore faire des gestes incompréhensibles, a dit Gagné. Est-ce qu'il va changer ? Je ne crois pas. C'est en dedans de lui. Il carbure à ça, mais des fois, ça le sort de son match pour rien et ça pénalise son équipe. C'est ce que j'ai remarqué quand j'étais à Boston. Il a du talent, il veut gagner, il est aimé de ses coéquipiers. C'est dur à croire, parce que c'était un des joueurs que tu détestais le plus affronter. Mais tu finis par te dire : oui, c'est un gars que je veux avoir dans mon équipe. »

L'un des meilleurs

Gagné reconnaît que Marchand est certainement l'un des 10 meilleurs joueurs de la LNH. Claude Julien avait d'ailleurs vu en lui un grand potentiel à l'époque et n'a jamais accepté qu'il soit cantonné dans un rôle réduit. Marchand aussi a apporté sa contribution. La saison dernière, aux côtés de Bergeron et de David Pastrnak, il a formé l'un des meilleurs trios, sinon le meilleur trio, de la LNH.

Résultat : 34 buts, 85 points. Il a ainsi égalé sa production de la saison précédente et confirmé sa place parmi l'élite.

« Bergeron me complète, a dit Marchand. Nous aimons tous les deux contrôler la rondelle, nous travaillons fort pour aller la chercher, créer des revirements. »

« Nous travaillons fort pour épuiser les autres équipes, les forcer à faire des erreurs pour en profiter. On se complémente beaucoup grâce à notre éthique de travail. »

Reste que Marchand est détesté partout où il met les pieds, surtout à Montréal. On lui a demandé pourquoi il inspirait un tel antagonisme.

« Peut-être parce que je suis si beau ? Ils sont jaloux ? » Plus sérieusement, il croit que la légendaire rivalité entre le Canadien et les Bruins y est pour beaucoup.

La rivalité, peut-être, mais ça n'efface en rien ses écarts de conduite caractéristiques. On vous a rappelé un peu plus tôt son plus récent, les coups de langue en séries, contre le Lightning de Tampa Bay. Le Canadien s'était d'ailleurs permis une petite blague sur Twitter, en faisant un lien entre le danger de lécher ses balles de golf et les habitudes de Marchand.

Marchand avait été cinglant en rappelant que le Canadien était mal placé pour l'humour puisqu'il était « exclu du portrait des séries depuis octobre ». Sa réplique avait fait la manchette, et Geoff Molson avait même mis en doute ce tweet du Canadien.

« Je ne regrette pas. Ils m'ont attaqué sans raison, j'ai répliqué. OEil pour oeil. »

Ce n'est quand même pas parce que c'est un match amical que Marchand va complètement baisser sa garde.




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