La sortie publique de Marc Bergevin n'a rien réglé

Le Canadien a complété les mois de décembre et... (Photo André Pichette, La Presse)

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Le Canadien a complété les mois de décembre et de janvier avec une fiche cumulative de 6-18-1. Il s'agit d'un pourcentage d'efficacité de ,260, de loin le pire dans la LNH depuis le 1er décembre.

Photo André Pichette, La Presse

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Après les deux décevantes défaites du début de la semaine contre les pauvres Blue Jackets de Columbus, le Canadien de Montréal, dans les faits, a maintenant perdu plus de matchs (26) qu'il en a gagnés (24). Qui aurait osé prédire un scénario aussi cauchemardesque alors que le matin du 25 octobre, l'équipe se pavanait avec un dossier parfait de neuf gains en autant de sorties?

Mais quelque trois mois après ce flamboyant début de saison, voilà la réalité à laquelle sont confrontés les hommes de Michel Therrien. Une réalité qu'ils ne pourront modifier avant une semaine, au plus tôt, et devant laquelle tous, sans exception, ne semblent détenir la moindre solution.

Même la sortie publique de Marc Bergevin, jeudi dernier, n'a rien réglé. Le directeur général du Canadien a eu beau dire qu'il prenait le blâme, que Therrien serait à son poste jusqu'à la fin de la saison et qu'il avait confiance en l'actuel groupe de joueurs, ceux-ci n'ont pu faire mieux que récolter deux points en trois matchs, face à deux des plus mauvaises formations de la LNH.

Soit, le Canadien a livré une bonne première période face aux Maple Leafs de Toronto, samedi. Toutefois, ces derniers ont été meilleurs pendant les 40 dernières minutes de jeu, et le Tricolore a finalement eu besoin de cinq tirs de barrage pour glaner deux points au classement.

Les porte-couleurs de l'équipe sont quand même sortis revigorés de cette victoire, du moins publiquement, clamant à l'unisson avoir accompli de belles choses.

Et tout comme à la suite de la Classique hivernale au début du mois, ce gain devait servir d'assises, dans ce cas-ci en vue de la série aller-retour contre les Blue Jackets lundi et mardi. Et permettre aux joueurs d'aborder la pause du match des étoiles dans un meilleur état d'esprit.

Mais les Blue Jackets, une formation amochée qui était privée de ses deux gardiens réguliers et même de son entraîneur-chef, sont parvenus à balayer leurs deux duels face au Canadien par un score cumulatif de 10-4.

D'un match à l'autre, sur la glace, le Canadien récolte plus de tirs que ses rivaux - il l'a fait neuf fois en 11 rencontres en janvier et en autant d'occasions en décembre - et pourtant, il a complété ces deux mois avec une fiche cumulative de 6-18-1. Il s'agit d'un pourcentage d'efficacité de ,260, de loin le pire dans la LNH depuis le 1er décembre.

Et d'un match à l'autre, dans le vestiaire, les joueurs répètent le même boniment qui se résume aux phrases suivantes, venues de la bouche de Tomas Plekanec mardi soir.

«Nous formons un bon groupe de joueurs. Nous travaillons fort et nous avons tous la volonté de réussir. Nous devrons revenir avec force, dans un nouvel état d'esprit. Nous devons trouver un moyen de marquer plus de buts. Nous allons rebondir, je le crois.»

Plekanec, Subban, Gallagher et compagnie ont beau débiter ces clichés, encore faudrait-il sentir une certaine conviction dans le ton de leurs voix, ce qui manquait après le revers de mardi.

Et on ne sait même pas si la longue pause, avant le retour au jeu mardi à Philadelphie - un autre match prenable, en principe - fera du bien à tout le monde dans l'entourage immédiat de l'équipe.

«Nous l'espérons certainement», s'est contenté de répondre Therrien lorsque la question lui a été posée.

L'avenir a rarement été aussi sombre chez le Canadien...

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