Capitaine Stamkos à la rescousse de Jonathan Drouin

Le capitaine du Lightning Steven Stamkos (91) comprend... (Photo Bruce Fedyck, USA Today Sports)

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Le capitaine du Lightning Steven Stamkos (91) comprend la situation que vit son jeune coéquipier Jonathan Drouin.

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Dur à croire, mais Steven Stamkos a déjà été un simple gringalet de 18 ans dans la Ligue nationale. On connaissait certes son immense potentiel, sans quoi il n'aurait pas fait à ce point l'unanimité comme premier choix au repêchage de 2008.

Mais sur la patinoire, Stamkos n'était alors qu'une recrue comme une autre, qui vivait lui aussi ses hauts et ses bas. Au 1er janvier 2009, il ne comptait que 4 buts et 10 aides en 36 matchs. Son entraîneur de l'époque, Rick Tocchet, l'avait même laissé de côté pour trois matchs. Et quand il jouait, son temps de jeu se chiffrait en moyenne à 13 minutes.

Bref, une situation plutôt inhabituelle pour un jeune prodige habitué de dominer partout sur son passage, qui venait de marquer 58 buts en 61 matchs dans les rangs juniors la saison précédente.

Six ans plus tard, Jonathan Drouin vit la même situation. Après avoir terrorisé la LHJMQ au cours des deux dernières saisons, le troisième choix au total au repêchage de 2013 vit la transition pas toujours facile d'un joueur de 19 ans vers la LNH. Il joue en moyenne 13 minutes par match, et a été limité à deux buts et 13 aides en 31 matchs. Quatre fois, son entraîneur-chef l'a retranché de la formation même s'il était en santé.

«Au début de sa carrière, il a été retranché quelques fois, a rappelé Drouin, après l'entraînement matinal du Lightning, mardi au Centre Bell. On en a parlé pendant un bon 20 minutes (quand j'ai été laissé de côté). Il m'a raconté comment ça s'était passé pour lui à son année recrue. C'est un bon leader, c'est pour ça que c'est notre capitaine.»

«J'ai essayé de lui parler. On a plusieurs meneurs dans cette équipe, mais je comprends ce qu'il vit, a raconté Stamkos. J'ai aussi été laissé de côté. Je lui ai dit de contrôler ce qu'il fait sur la patinoire. Tu ne peux pas contrôler ton utilisation, tes compagnons de trio. Tu peux contrôler les habitudes de travail et tes habiletés.

«Ma première année n'a pas été facile. Il y avait eu des hauts et des bas et tu dois apprendre rapidement que ce n'est jamais facile. Il l'a bien compris», a ajouté le numéro 91.

Contextes différents

On conviendra que Stamkos s'en est plutôt bien tiré. Dès sa deuxième saison, il atteignait la marque des 50 buts et vient de franchir la marque des 250 buts avant même ses 25 ans.

Et il y est parvenu dans un contexte de reconstruction. Le Lightning de cette époque, rappelons-le, était une équipe moribonde dont la fiche s'est établie sous ,500 lors de trois saisons de suite.

Drouin, lui, s'amène au sein d'une équipe qui a amassé 100 points la saison dernière, et qui lutte pour le premier rang de l'Association de l'Est jusqu'ici cette saison. Avec les Stamkos, Tyler Johnson, Ondrej Palat et autres Alex Killorn, il ne manque pas d'effectifs pour former les deux premiers trios.

Bref, Drouin est loin de débarquer à Tampa avec l'étiquette de sauveur comme l'a fait Stamkos...

«Notre profondeur est incroyable. Notre groupe d'attaquants, ici et à Syracuse, est formidable. Donc je peux juste m'intégrer tranquillement, je n'ai pas à marquer deux buts chaque soir.

«Quand c'est 2-1, tu es habitué d'embarquer pour essayer de marquer le gros but, mais là, tu es sur le banc, donc c'est différent. Mais on a tellement de profondeur, je comprends la raison.»

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L'apport de Paquette

Cédric Paquette disputait hier son 21e match de suite. Ses partenaires de trio: Ryan Callahan et Valtteri Filppula, deux vétérans établis. On ne parle donc pas ici d'un obscur quatrième trio...

Paquette demeure encore à l'hôtel et les dirigeants du Lightning ne lui ont pas encore recommandé de se trouver un appartement. Mais les signes de confiance de l'équipe à son endroit s'accumulent.

«Un gros point positif de l'an passé, c'est qu'il a joué les quatre matchs en séries, a rappelé son entraîneur, Jon Cooper. Il avait besoin de cette expérience des gros matchs. Il nous aide à gagner. Ça ne se voit pas sur la feuille de pointage, mais il écoule les punitions, il protège des avances d'un but. Tu as besoin des Johnson et des Stamkos pour mettre la rondelle dans le filet, mais tu as aussi besoin de joueurs pour la garder en dehors du nôtre.»

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Perte à la ligne bleue

Le Lightning a annoncé hier que le défenseur Radko Gudas ratera les quatre prochains mois en raison d'une blessure au genou droit. L'athlète de 24 ans pourrait revenir en séries, si le Lightning connaît un long parcours. Gudas ne compte que 5 points en 31 matchs, mais il mène son équipe pour les mises en échec (115) et arrive au 2e rang au chapitre des tirs bloqués (63).

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