Les Chiefs sont morts et enterrés

Les Chiefs de Laval ont fait la pluie... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Les Chiefs de Laval ont fait la pluie et le beau temps dans la Ligue nord-américaine de hockey de 1998 à 2006. Relocalisés de Valleyfield à la couronne nord en cours de saison dernière, les Braves deviendront les Prédateurs.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

La nouvelle équipe de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) à Laval ne reprendra pas le nom des Chiefs, formation redoutée qui a semé la terreur aux quatre coins du Québec pendant huit saisons au tournant des années 2000.

Lors d'une conférence de presse aujourd'hui, les propriétaires de la formation vont annoncer son nouveau nom: les Prédateurs de Laval. Un choix qu'approuve le commissaire de la LNAH, qui croit que le nom des Chiefs aurait rappelé de mauvais souvenirs.

«Au départ, les nouveaux propriétaires ont pensé appeler l'équipe les Chiefs. Il y a eu des discussions à cet effet. Mais je pense que tout le monde a compris que ce n'était peut-être pas une bonne idée, note le patron de la ligue semi-professionnelle, Michel Godin. Les Chiefs d'autrefois dans la ligue d'aujourd'hui, ç'aurait été impossible. Ç'aurait été de la fausse représentation. Ils ont pris la bonne décision.»

Les Chiefs de Laval ont existé de 1998 à 2006. Tant leur uniforme que leur mentalité étaient inspirés du film Slap Shot. Leur style de hockey robuste, sinon carrément violent, a permis d'attirer des foules de 4000 personnes dans le vieux Colisée de Laval.

L'équipe était friande de bagarres générales. L'un de ses hommes forts avait déjà expliqué qu'il s'enduisait les mains de poivre de Cayenne avant les matchs.

En 2002, les Chiefs avaient par ailleurs reçu une amende de 10 000 $ de la Ligue. Un membre de l'équipe avait menacé un arbitre. «Si on perd ce match, tu ne te rendras pas à ton char vivant», lui avait-il dit.

Les Chiefs ont finalement déménagé à Saint-Jean-sur-Richelieu en 2006. Aujourd'hui, le nom n'est plus porté par aucune des huit équipes de la ligue semi-professionnelle. Sauf que l'année dernière, Laval a retrouvé sa place dans la LNAH. Les Braves de Valleyfield ont déménagé dans la banlieue nord, en pleine saison. Plusieurs pensaient que les Chiefs de Laval allaient renaître cet automne.

«On est contents de passer à autre chose. Les Prédateurs de Laval, c'est une nouvelle identité dans une ligue qui a changé énormément. Je vois ça d'un bon oeil que ce soit un nouveau nom», explique le patron de la LNAH.

Du hockey «robuste et émotif»

En entrevue, Godin insiste sur les changements survenus dans la ligue au cours des dernières années. Selon lui, les bagarres sont en baisse. Les bagarres générales ont quant à elles disparu. «Je me rappelle d'un temps où il y avait plusieurs bagarres générales par année, dit-il. Ça n'existe plus.»

Ces changements ont cours depuis cinq ans. Si, au début, le nombre de spectateurs a baissé, il s'est depuis stabilisé et serait même en train de croître. «Les propriétaires ont pris les bonnes décisions dans les dernières années. Ça a fait mal au niveau des assistances au début. Mais là, ça commence à payer», note Godin, qui estime qu'en moyenne, 1300 spectateurs assistent aux matchs de son circuit.

La moyenne d'âge des joueurs a aussi diminué depuis que la Ligue exige pour chaque équipe un nombre minimal de hockeyeurs de moins de 26 ans. «Les jeunes se sentent plus en sécurité quand ils viennent jouer dans notre ligue», dit-il.

Selon le commissaire, la LNAH offre aujourd'hui «un hockey robuste et émotif, comme l'aiment les Québécois», mais sans les dérapages qui ont marqué l'époque des Chiefs de Laval.

«Socialement, ça devenait inacceptable, juge-t-il. La société a évolué. On n'avait pas le choix de suivre.»




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