ANALYSE

Bruins-Canadien: tout est dans le rythme

Max Pacioretty a profité d'une longue passe de... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Max Pacioretty a profité d'une longue passe de Nathan Beaulieu pour porter la marque à 2-0 en deuxième période.

Photo Robert Skinner, La Presse

On ne sait trop si Michel Therrien est un adepte des joies de la vidéo, mais il devrait faire une copie du match d'hier soir et la remettre à tout son monde. Parce que c'est ça, la recette. Parce que le Canadien gagne quand il joue comme ça.

Ce qu'on a vu hier soir n'est rien de très compliqué, mais c'est diablement efficace. C'est la recette du tout le monde pendant 60 minutes. C'est la recette de l'audace et de l'intensité quand chaque membre du Canadien, même Rene Bourque, décide de se dévouer pour la cause.

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Quelques exemples choisis au hasard: Nathan Beaulieu qui se jette devant un tir de Carl Soderberg en troisième, qui se tord de douleur, mais qui revient au jeu quand même; Rene Bourque (oui, Rene Bourque) qui décide d'aller pincer Zdeno Chara; Andrei Markov qui se met à jouer avec l'énergie d'un jeune de 25 ans, et Max Pacioretty qui se retrouve enfin, tout comme Thomas Vanek, tout comme Desharnais, tout comme Carey Price, une fois de plus solide devant son filet...

«Quand on parle de tout le monde impliqué dans le match, c'est exactement ça», a d'ailleurs rappelé Michel Therrien au terme de la soirée.

Il y a ça, mais il y a aussi un autre aspect de première importance: la vitesse.

Ah, la vitesse. Où était cette vitesse samedi soir à Boston? Mystère. Mais quand le Canadien se met à patiner comme il l'a fait hier soir, quand le Canadien impose son rythme de cette façon, ça semble aller un peu trop vite pour les Bruins. Surtout pour Zdeno Chara, particulièrement lent, lourdaud et malhabile hier soir. Son pire match de la série, à n'en point douter.

C'était la clé hier soir, ce sera aussi la clé demain soir. Dans cette série, une tendance lourde se dessine: le club qui impose son rythme obtient la victoire. Quand c'est plus lent, quand le rythme est brisé comme samedi à Boston, c'est avantage Bruins. Quand ça va vite, c'est avantage Canadien. Tout est dans le rythme. Tout.

En terminant, il faut bien souligner combien Therrien a souvent la main heureuse cette saison.

Nathan Beaulieu, avouons-le, c'est quand même incroyable. Le mec n'avait pas joué une seule fois depuis le 9 avril et n'avait jamais de sa vie pris part à un match des séries dans la Ligue nationale. Jamais.

Je n'irais pas jusqu'à avancer que Beaulieu a été celui qui a fait la différence, mais il était sur la glace lors des deux premiers buts du Canadien, et il n'avait surtout pas l'air d'un gars impressionné par les grands projecteurs et par les gros méchants Bruins.

Des décisions téméraires du genre, Therrien en a pris souvent cette saison. Souvent aussi, ces décisions ont été à son avantage. Flair, vision, chance? Un peu des trois, possiblement.

Avec tout ça, on se retrouve demain soir à Boston, le temps d'un septième match qui ne manquera pas de piquant. C'est dur de risquer une prédiction, mais on peut au moins risquer celle-ci: non, on ne va pas s'ennuyer.




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