Jonathan Bernier face au Canadien?

Jonathan Bernier, il y a deux semaines, contre... (Photo Richard Mackson, USA TODAY)

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Jonathan Bernier, il y a deux semaines, contre son ancienne équipe, les Kings. Coincé derrière Jonathan Quick à Los Angeles, Bernier a prouvé qu'il pouvait être un gardien numéro un dans la LNH avec les Maple Leafs.

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(TORONTO) Hier en tout cas, Jonathan Bernier avait l'air d'un gars qui est prêt à reprendre sa place devant le filet des Maple Leafs. Reste à voir si son entraîneur sera du même avis.

Comprendre par là que le gardien numéro un des Leafs a pris part à ce qui ressemblait à un entraînement complet, hier, en banlieue de Toronto. Ce qui laisse croire qu'il pourrait être devant le filet, ce soir au Centre Air Canada, quand son club accueillera le Canadien, un match d'une grande importance pour la suite des choses.

«C'est bien d'être de retour, a soupiré le gardien québécois. Mais je dois encore être évalué au jour le jour. Il s'agit d'un moment critique dans la saison, les séries s'en viennent et je dois m'assurer d'être à 100% de ma condition physique.»

Le gardien de 25 ans est à l'écart du jeu depuis le 13 mars, en raison d'une blessure à l'aine subie lors d'un match face aux Kings de Los Angeles.

Depuis, les Leafs ont disputé trois rencontres sans Jonathan Bernier... trois rencontres qui se sont conclues par des défaites, les trois avec le réserviste James Reimer devant le filet.

Bernier s'est montré diplomate, hier, concernant les récentes performances de son second («James a bien joué», a-t-il répété), mais à Toronto, ce sont avant tout les critiques de l'entraîneur Randy Carlyle à l'endroit de ce même Reimer qui résonnent encore.

Rappelons qu'en début de semaine, à la suite d'une défaite de 3-2 à Detroit, Carlyle avait qualifié de «seulement correcte» la tenue de Reimer contre les Red Wings. Une déclaration qui avait surpris le principal intéressé.

«Je n'ai pas vraiment entendu ce que l'entraîneur a dit, s'est défendu Reimer hier. C'était après le match à Detroit, je n'ai pas eu à discuter de ça avec lui. Tout ce que je sais, c'est que je dois nous donner une chance de victoire chaque fois qu'on fait appel à moi.»

Sauf que les chiffres sont assez clairs là-dessus: les chances de victoire des Leafs sont supérieures quand c'est Bernier qui est devant le filet. Sa fiche cette saison (25-16-7) vient rappeler pourquoi c'est lui qui a fini par décrocher le poste de gardien numéro un à Toronto. Avec Reimer devant le but, les Leafs ont tout juste une fiche de ,500 (11-11-1).

Bien établi comme numéro un

S'il y avait un doute devant le filet torontois en début de saison, il a disparu, et Bernier, après avoir attendu pendant trois longues saisons derrière Jonathan Quick à Los Angeles, est enfin devenu un gardien numéro un à Toronto.

«Ça n'a pas été facile pendant ces trois saisons, a admis le Québécois. Je ne jouais pas beaucoup, et Jonathan Quick est l'un des meilleurs gardiens de la ligue. Alors j'attendais mon tour. Mais je connais une très bonne deuxième moitié de saison et j'aime ce rôle-là.»

Le mauvais sort a fait en sorte que c'est justement à Los Angeles, la semaine dernière, que le gardien des Leafs a aggravé cette blessure à l'aine. «C'était vraiment difficile d'avoir à sortir de ce match-là... C'était probablement le match que j'attendais le plus de toute la saison.»

Bernier a donc raté les trois derniers matchs de son club, et son retour ce soir tomberait à point pour des Leafs qui ne vont pas si bien ces jours-ci; la formation torontoise n'a gagné que quatre de ses dix derniers matchs et s'accroche à sa place de quatrième as en vue des séries dans l'Association de l'Est.

À Toronto, la récente chute des Leafs redonne des munitions aux plus cyniques, qui affirment que tout cela était prévisible.

Mais Jonathan Bernier, lui, préfère bien sûr garder le moral. «Nous ne sommes pas dans une si mauvaise position», a-t-il tenu à dire en guise de conclusion.

Ranger au rancart

Le défenseur Paul Ranger, qui a dû quitter la patinoire sur une civière, mercredi soir, lors du match face au Lightning de Tampa Bay, s'est présenté dans le vestiaire des Leafs hier.

Souriant, le gros défenseur a affirmé qu'il allait pouvoir se remettre de cette collision brutale avec l'attaquant Alex Killorn, du Lightning. Bien sûr, la date de son retour au jeu est inconnue.

«Ce fut assez effrayant et c'est arrivé tellement vite, a-t-il résumé. Mais je vais bien. J'ai revu la scène une fois et ce fut suffisant... Est-ce qu'il aurait dû être suspendu? Ce n'est pas à moi de décider.»

Bolland pourrait revenir au jeu

Le centre Dave Bolland, qui n'a pas joué depuis le 2 novembre en raison d'une blessure à une cheville, a pris part à l'entraînement d'hier, formant un trio avec Mason Raymond et David Clarkson.

L'entraîneur Randy Carlyle décidera ce matin si Bolland peut oui ou non revenir au jeu ce soir, lors de la visite du Canadien au Centre Air Canada.




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