L'avantage numérique du Canadien en panne

Les membres de l'avantage numérique du Canadien ont... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Les membres de l'avantage numérique du Canadien ont pratiqué une vingtaine de minutes à l'entraînement, hier, avant que le reste de l'équipe ne saute sur la glace. Brian Gionta (à gauche) n'a pas marqué en supériorité numérique depuis le 24 octobre.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Sidney Crosby avait l'habitude, à Pittsburgh, de demander à son entraîneur Michel Therrien de s'exercer au jeu en supériorité numérique avant l'entraînement des Penguins.

Crosby aimait cette routine parce que la glace n'avait pas eu le temps de s'abîmer et permettait une exécution maximale. La rondelle glissait à merveille, les passes étaient vives et plus précises.

Therrien n'a jamais dérogé à cette habitude. C'est ainsi qu'hier encore, les joueurs du Canadien, à l'aube du dernier sprint de la saison, ont consacré une vingtaine de minutes au jeu en supériorité numérique avant que le reste de l'équipe ne saute sur la glace.

On y a vu beaucoup, beaucoup de mouvement, des défenseurs en train de charger le filet à un moment inattendu, un ailier - Max Pacioretty, par exemple - se retrouver subitement à la pointe dans une permutation bien synchronisée.

Nous verrons ce soir, contre les Red Wings de Detroit, si la nouvelle stratégie portera ses fruits. Des changements étaient nécessaires, car les difficultés du CH en décembre et en janvier ont coïncidé avec la panne en supériorité numérique.

Les victoires dans les trois derniers matchs avant la pause olympique ont permis à l'équipe de respirer, mais ne font pas oublier la séquence de trois victoires en dix matchs en janvier.

«Trop prévisibles»

Le CH a marqué au moins un but en supériorité numérique lors de huit de ses dix premiers matchs. Son taux de succès après 15 matchs (22%) lui a d'ailleurs permis de figurer parmi les meilleurs clubs de la LNH à ce chapitre. Lors des 15 derniers matchs, cependant, ce taux a chuté à 12%. Et les défaites se sont accumulées.

«Nous étions devenus trop prévisibles, a confié le capitaine Brian Gionta à La Presse après l'entraînement. Nous faisions sans cesse la même chose et nos adversaires nous devinaient et interceptaient nos passes. Il faut créer de la confusion, mêler la défense adverse.»

Un coup d'oeil rapide aux statistiques permet de confirmer l'importance du taux de succès en supériorité numérique. Trois des quatre meilleurs clubs de la LNH sur ce plan sont Pittsburgh, Chicago et St.Louis, avec des taux supérieurs à 21%. Trois des pires sont Buffalo, Vancouver et la Floride.

«Les Bruins de Boston ont réussi à remporter la Coupe il y a quelques années, alors que leur jeu en supériorité numérique ne fonctionnait pas en séries, mais c'est une exception», a ajouté Brian Gionta.

Le dernier but de Tomas Plekanec dans une telle situation remonte au 28 octobre. C'est pire pour Gionta, qui n'a pas marqué en supériorité numérique depuis le 24 octobre, et c'est son seul de la saison en supériorité numérique. Rene Bourque n'a pas non plus de but en supériorité numérique depuis le 24 octobre, tandis que le seul de David Desharnais a été compté le 27 novembre.

«Nous avons pratiqué le jeu en supériorité aujourd'hui, hier et dimanche, a mentionné Michel Therrien aux journalistes lors de son point de presse. On a tenté de toucher le plus de choses possible parce qu'avec sept matchs au cours des onze prochains jours, on n'aura pas l'occasion de pratiquer trop souvent. La pause olympique nous a permis d'apporter des ajustements.»

Même si le jeu en supériorité numérique manque de «punch», le Canadien a choisi de rappeler des Bulldogs de Hamilton un défenseur à caractère défensif, Jarred Tinordi, plutôt que Nathan Beaulieu. Nos espions confirment que Tinordi dominait outrageusement dans les mineures depuis trois semaines.

«Il jouait du grand hockey, confirme Michel Therrien. J'ai vu le match des Bulldogs vendredi et il m'a vraiment impressionné.»

Tinordi formait un duo de géants avec Douglas Murray hier matin. Alexei Emelin s'entraînait avec Andrei Markov, tandis que Francis Bouillon était jumelé à Josh Gorges - mais il devrait céder sa place à P.K. Subban ce soir.

Le match contre les Red Wings marquera le retour d'Alex Galchenyuk, qui jouera avec Lars Eller et Rene Bourque, et de Travis Moen, qui formera le quatrième trio avec Ryan White et Dale Weise.

Carey Price, toujours en congé d'entraînement hier, cédera sa place à Peter Budaj ce soir, mais devrait être de retour demain à Pittsburgh, même si Michel Therrien ne veut pas le confirmer encore.

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