Ryan White reconnaît ses fautes

Ryan White s'attend à ne pas affronter les... (Photo : Bernard Brault, La Presse)

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Ryan White s'attend à ne pas affronter les Maple Leafs de Toronto, samedi soir, au Centre Bell.

Photo : Bernard Brault, La Presse

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Marc Tougas
La Presse Canadienne

Ryan White reconnaît ses fautes et il les regrette. Mais il s'attend quand même à rater le match contre les Maple Leafs de Toronto, samedi soir, au Centre Bell.

L'attaquant de 24 ans avait cette impression après avoir rencontré Michel Therrien, vendredi matin, avant l'entraînement facultatif tenu à Brossard.

L'entraîneur du Canadien n'a toutefois pas voulu confirmer le tout, affirmant que le contenu de la discussion allait demeurer privé et que les décisions concernant sa formation seront prises seulement samedi.

«Évidemment, il n'était pas très content. Ça s'est passé comme vous l'imaginez sans doute», a dit White du dialogue qui a sans doute dû ressembler davantage à un monologue.

Une chose est sûre, White était toujours dans l'eau chaude au lendemain de la double mineure qu'il a écopée en troisième période de l'affrontement de jeudi à Buffalo, qui a permis aux Sabres de revenir dans le match et, ultimement, de l'emporter en fusillade. C'était au moins la troisième fois cette saison qu'il écopait de pénalités douteuses comme celle-là.

Therrien, qui fulminait après le match, était plus calme 12 heures plus tard. Il n'a toutefois pu s'empêcher de lancer une autre flèche à l'endroit de White quand il a lancé «lui, il a compris» en parlant de Lars Eller.

Et quand on l'a invité à louanger White parce que celui-ci a accepté de faire face à la musique en rencontrant les médias montréalais, Therrien a seulement haussé les épaules, l'air de dire «bof».

«Prochaine question», a-t-il ensuite lancé, comme le fait Andrei Markov quand il n'a aucune bonne réponse à offrir.

«J'ai mal réagi, a dit White de sa décision de jeter les gants après la mise en échec de Steve Ott à son endroit. Je croyais qu'il visait mes genoux et je n'ai pas aimé ça. J'ai mis mes intérêts avant ceux de l'équipe et c'est ce qui fait le plus mal. Je m'étais juré que ça n'allait plus arriver. Mais les choses vont vite, il faut prendre des décisions et vivre avec ensuite.»

Les vétérans du CH, eux, semblaient plus enclins à pardonner White.

«Il donne tout son coeur à l'équipe et parfois il en fait trop, mais la situation est celle-là pour l'instant et il ne doit pas lâcher. Il doit rester positif et revenir en force», a affirmé Tomas Plekanec.

«Il joue sans arrière-pensée sur la glace. Il s'agit pour lui d'en tirer les leçons qui s'imposent, a souligné Colby Armstrong. Ce n'est pas facile, le hockey est un sport d'émotions. Ça m'est d'ailleurs arrivé quelques fois de mettre mon équipe dans le pétrin. Ça nous est tous arrivé.»

«J'espère qu'on va se rappeler que j'ai disputé plus d'une soixantaine de matchs avec l'équipe et que j'ai fait preuve de discipline la plupart du temps», a ajouté White, qui a voulu démontrer sa bonne volonté en étant un des joueurs à passer le plus de temps sur la glace lors de l'entraînement facultatif de vendredi.

Il a alors patiné en compagnie d'Eller, Armstrong, Travis Moen, Erik Cole, David Desharnais, Alex Galchenyuk, Brendan Gallagher, P.K. Subban, Tomas Kaberle, Yannick Weber, Peter Budaj et Carey Price, au cours d'une séance dirigée par les entraîneurs adjoints Clément Jodoin et Pierre Groulx.

Plekanec n'a patiné que quelques minutes avant l'entraînement, tandis que Max Pacioretty a participé au début de la séance seulement. Brandon Prust, Rene Bourque, Brian Gionta, Josh Gorges, Francis Bouillon, Raphael Diaz, Alexei Emelin et Andrei Markov ont eu droit à un congé de glace.

Therrien et White ont par ailleurs nié catégoriquement que ce dernier a été mis à l'amende après le match contre les Sabres. Une image montrant l'inscription «53 - 500 $» sur le babillard du vestiaire du Canadien, faisant allusion au numéro de chandail de White, a été interprétée par certains comme étant une amende imposée à l'attaquant.

«La personne qui a donné cette information, peut-on s'entendre qu'elle était dans le champ gauche?, a lancé Therrien, en déplorant qu'on ait fait circuler l'image sur les réseaux sociaux sans en vérifier le contexte exact. Non, Ryan White n'a pas été mis à l'amende. C'est de la très mauvaise information qui a circulé là-dessus.»

Le 500 $ en question serait plutôt le montant que White aurait mis à l'enjeu, avant la rencontre, en vue de son retour au jeu après une absence de trois matchs. C'est là une pratique qu'adoptent souvent les joueurs, particulièrement quand ils affrontent leur ancienne équipe.

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