Des anticorps efficaces contre le Zika identifiés

Un moustique responsable de transmettre le virus Zika... (Photo Fernando Vergara, AP)

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Un moustique responsable de transmettre le virus Zika observé au microscope.

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Agence France-Presse
Washington

Des chercheurs américains ont identifié des anticorps chez des souris qui neutralisent le virus Zika et peuvent protéger contre une infection, selon des travaux publiés mercredi aux États-Unis.

Cette découverte représente un pas important pour développer un vaccin ainsi qu'un meilleur test de diagnostic et potentiellement de nouvelles thérapies basées sur ces anticorps, estiment les scientifiques dont l'étude paraît dans la revue américaine Cell.

Ces deux anticorps se fixent exclusivement sur le Zika et pas sur les autres virus de la même famille, comme celui de la dengue notamment.

« Certains de ces anticorps peuvent neutraliser les souches africaines, asiatiques et américaines du Zika », souligne Daved Fremont, professeur de pathologie et d'immunologie à la faculté de médecine de l'université Washington à St. Louis (Missouri), principal coauteur de ces travaux.

Cela signifie qu'un tel vaccin pourrait protéger contre toutes les souches de Zika dans le monde, estime-t-il.

Ces anticorps pourraient provoquer une réaction immunitaire contre le Zika, estime le Dr Fremont, suggérant la possibilité de faire un vaccin à partir seulement d'une protéine virale cultivée plutôt qu'avec le virus entier.

Les vaccins produits à partir d'un virus vivant sont efficaces, mais ne peuvent pas être utilisés chez des femmes enceintes ou des personnes souffrant de certaines maladies chroniques dont le système immunitaire est fortement affaibli.

Les anticorps qui protègent les souris contre le virus Zika dans cette étude pourraient ainsi potentiellement être utilisés pour traiter des patients à haut risque et les femmes enceintes.

Dans la mesure où ces anticorps ont été obtenus chez des souris, ils devront être modifiés pour ressembler à des anticorps humains pouvant être utilisés cliniquement.

Les chercheurs ont d'autre part fait des observations particulièrement préoccupantes. Ils ont constaté que de faibles niveaux d'anticorps neutralisant le Zika, trop bas pour protéger contre l'infection, aident en revanche le virus de la dengue, qui est de la même famille, à infecter des cellules.

Les personnes qui ont eu la dengue et sont infectées une seconde fois sont souvent plus malades, car les faibles niveaux d'anticorps laissés par la première infection aident apparemment le virus.

Le Zika peut provoquer des défauts congénitaux dévastateurs dont surtout la microcéphalie du foetus, un développement insuffisant du cerveau.

Des chercheurs canadiens au Québec ont annoncé le 19 juillet le démarrage du premier essai clinique (phase 1) d'un vaccin candidat contre le Zika. Une dizaine de groupes pharmaceutiques, dont le français Sanofi Pasteur, travaillent sur un vaccin anti-Zika, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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