L'efficacité du médicament Saxenda contre l'obésité confirmée

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Selon une étude effectuée par l'Institut Gallup en mai, le taux d'adultes obèses aux États-Unis a continué à augmenter en 2014 pour s'établir à 27,7%.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Un médicament contre le surpoids et l'obésité, le Saxenda, produit par le laboratoire danois Novo Nordisk, a confirmé son efficacité dans les derniers résultats d'un vaste essai clinique publiés mercredi aux États-Unis.

Le Saxenda (Liraglutide) a permis une perte de 8,4 kilos (valeur médiane) comparativement à 2,8 kilos dans le groupe témoin qui a pris un placebo, indique l'étude clinique parue dans le New England Journal of Medicine (NEJM).

L'essai a été mené pendant 56 semaines dans plusieurs pays avec 3731 patients non-diabétiques, dont 78,5% étaient des femmes, souffrant d'obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) d'au moins 30, ainsi qu'avec des personnes en surpoids (IMC de 27 et plus). L'IMC est le poids divisé par la taille au carré.

Ce traitement doit être accompagné d'un programme d'exercice et d'un régime alimentaire.

Sur la base des résultats d'études similaires, l'Agence américaine des médicaments avait donné son feu vert à la mise sur le marché du Saxenda en décembre 2014, suivie par son homologue européenne en janvier.

Le Saxenda était initialement utilisé sous le nom commercial de Victozal pour traiter le diabète.

Ce traitement est administré par injection sous-cutanée quotidienne de trois milligrammes et une évaluation est recommandée après 12 semaines. Si le patient n'a pas perdu au moins 5% de son IMC initial, le Saxenda doit être arrêté.

Au total, 63,2% des participants traités avec le Saxenda ont perdu au moins 5% de leur poids et 33,1% ont fondu de plus de 10%, contre 27,1% et 10,6% respectivement dans le groupe du placebo.

Les effets secondaires les plus fréquents sont de légères nausées et des diarrhées.

Dans un éditorial également publié dans le NEJM, le Dr Elias Siraj, directeur du programme sur le diabète à l'hôpital de l'Université Temple, et son collègue Kevin Williams, chef du service d'endocrinologie de ce même hôpital à Philadelphie, concluent que la perte de poids des patients dans l'étude «est significative».

«Le Liraglutide ne permet pas de guérir de l'obésité, car les patients restent obèses après ce traitement». Cependant, ajoutent ces médecins, «les bienfaits pour la santé d'une perte de poids même modeste de 5 à 10% peuvent être considérables en rendant des problèmes médicaux, comme le diabète, plus faciles à traiter».

Selon une étude effectuée par l'Institut Gallup en mai, le taux d'adultes obèses aux États-Unis a continué à augmenter en 2014 pour s'établir à 27,7%, au plus haut depuis 2008 quand cet organisme de recherche a commencé à étudier le poids des habitants du pays.

Ce taux était de 27,1% en 2013, 26,2% en 2012 et 25,5% en 2008. Le pourcentage de personnes obèses et en surpoids s'élève à 62,9%, avec davantage de personnes en surpoids passées dans la catégorie obèse.

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