Étude: le cerveau adulte plus malléable qu'on le croyait

Le chercheur au Centre universitaire de santé McGill,... (PHOTO FOURNIE PAR TODD FARMER)

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Le chercheur au Centre universitaire de santé McGill, Todd Farmer, est l'auteur principal de l'étude sur le cerveau publiée vendredi dans la prestigieuse revue Science.

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Le cerveau adulte est plus malléable que ce que l'on croyait, selon une nouvelle étude montréalaise. Des cellules appelées « astrocytes », qui sont essentielles au bon fonctionnement des neurones, continuent à évoluer à l'âge adulte, contrairement à ce que l'on pensait.

« On pensait que les propriétés des astrocytes étaient fixées et ne bougeaient plus après le développement du cerveau au début de la vie », explique Todd Farmer, chercheur au Centre universitaire de santé McGill, qui est l'auteur principal de l'étude publiée vendredi dans la prestigieuse revue Science. « Mais on se demandait ce qui expliquait la grande diversité des astrocytes dans le cerveau. C'était l'une des grandes questions de la neurologie. On a montré que les neurones peuvent demander aux astrocytes de changer pour répondre à des besoins spécifiques, même à l'âge adulte. »

Dans certaines maladies neurodégénératives, dans l'épilepsie, ou après certains accidents, les astrocytes arrêtent de bien remplir leur rôle, explique M. Farmer. « Il se peut que le mécanisme de communication que nous avons découvert soit en cause. Il s'agit de protéines qui avaient été identifiées dans le cerveau en développement au début de la vie, et dans les cas de cancer. »

D'AUTRES MÉCANISMES EN CAUSE ?

Y aura-t-il des conséquences cliniques ? « Il faudra quelques années pour y arriver, mais ça nous donne potentiellement une manière de contrôler le comportement des astrocytes chez les patients atteints de maladies neurodégénératives ou d'épilepsie, dit M. Farmer. C'est une découverte fondamentale. »

Ceci dit, il est possible que d'autres mécanismes soient en cause dans la transformation des astrocytes à l'âge adulte, dit le chercheur montréalais. « C'est ce que nous allons essayer de détecter aussi. Il nous faut aussi voir comment le mécanisme que nous avons identifié est lié aux maladies. »

L'équipe de McGill travaille sur les astrocytes, des cellules en forme d'étoile (d'où leur nom), depuis une demi-douzaine d'années. L'étude de Science est basée sur des travaux sur des rats de laboratoire.

10 à 50  %

Proportion des cellules du cerveau qui sont des astrocytes

130 milliards

Nombre de cellules du cerveau

600

Nombre de maladies neurodégénératives

Sources : McGill, Commission européenne, Frontiers in Human Neurosciences

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