Planck prêt à étudier la première lumière de l'univers

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Agence France-Presse
Paris

Le satellite Planck a atteint la température exigée pour qu'il puisse commencer à étudier le rayonnement fossile, vestige de la première lumière émise quelque 380.000 ans après le Big Bang, a annoncé vendredi le Centre national d'études spatiales (CNES) dans un communiqué.

L'instrument haute fréquence (HFI) a atteint la températue de -273° C, soit seulement 0,1 degré au-dessus du zéro absolu.«C'est une première mondiale d'arriver à cette température dans l'espace, et grâce à cette prouesse technologique les astronomes espèrent lever le voile sur les premiers instants de l'Univers», souligne le CNES qui a financé le développement de l'instrument HFI et participé à sa réalisation en collaboration avec le CNRS.

Lancé le 14 mai en même temps que le télescope spatial Herschel, le satellite Planck a pour mission de cartographier les infimes fluctuations du rayonnement fossile.

Cette trace, maintenant refroidie de la première lumière échappée dans l'univers, est source de précieux indices sur son passé et son destin. Les variations de températures de ce rayonnement baignant tout l'univers trahissent en effet l'existence de premiers «grumeaux» de matière, germes des futures structures de l'univers.

L'instrument HFI est capable de détecter des fluctuations de température de l'ordre du millionième de degré, grâce à ses capteurs refroidis à 0,1 degré au-dessus du zéro absolu.

Un premier satellite, COBE, lancé en 1989, avait permis de dresser une première carte des fluctuations du rayonnement fossile. Ces mesures ont été affinées par son successeur WMAP.

Doté d'une sensibilité mille fois supérieure à COBE et capable d'identifier des rayonnements parasites risquant de brouiller «l'image», Planck devrait permettre de «préciser les paramètres qui gouvernent le destin de l'univers», selon les astronomes français Jean-Michel Lamarre et François Bouchet, responsables de l'instrument HFI.

En 15 mois d'observation, Planck positionné à 1,5 million de km de la Terre, devrait balayer deux fois l'intégralité de la voute céleste et dresser une carte précise du ce rayonnement diffus.




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