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Trois millions de mères et de bébés pourraient être sauvés chaque année

Une femme nourrit son enfant à l'hôpital de... (Photo archives AFP)

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Une femme nourrit son enfant à l'hôpital de Gao au Mali, le 17 juillet 2012.

Photo archives AFP

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Agence France-Presse
Paris

Les décès de près de trois millions de mères et de bébés pourraient être évités chaque année dans le monde d'ici à 2025 grâce à un investissement annuel d'un dollar par personne et par an dans de meilleurs soins maternels, selon une étude publiée mardi.

Environ 8000 nouveau-nés meurent chaque jour dans le monde, auxquels il faut ajouter quelque 7000 mort-nés, des enfants nés sans vie - soit respectivement 2,9 millions et 2,6 millions par an - selon une vaste analyse des statistiques de 195 pays publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

Par ailleurs quelque 250 000 femmes meurent chaque année en raison de complications liées à leur grossesse ou à leur accouchement

Mais la plupart de ces décès pourraient être évités grâce à une meilleure prise en charge des femmes pendant leur grossesse ou leur accouchement, selon Joy Lawn, l'un des co-auteurs de l'étude qui travaille pour la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

Les chercheurs ont évalué le coût de l'extension des soins pré et postnatals à 90% de l'ensemble des mères et des bébés dans le monde d'ici à 2025 à environ 5,65 milliards de dollars (4,1 milliards d'euros), soit une somme de 1,15 dollar par jour et par personne vivant dans les 75 pays qui paient le plus lourd tribut à la mortalité infantile.

Ils estiment que grâce à ces fonds, 1,9 million de nouveau-nés et 160 000 mères pourraient être sauvées et 820 000 naissances d'enfants sans vie pourraient être évitées chaque année d'ici à 2025.

Une amélioration des soins maternels passe notamment par des examens prénatals, une nutrition adéquate pendant la grossesse, une meilleure prise en charge de l'accouchement, la promotion de l'allaitement ou encore le contrôle des infections.

La moitié de la mortalité mondiale de nouveaux-nés est, selon l'étude, observée dans cinq pays : l'Inde (779 000), le Nigéria (276 000), le Pakistan (202 400), la Chine (157 000) et la République démocratique du Congo (118 000).

«Un bébé prématuré a onze fois plus de risque de mourir s'il est né en Afrique que s'il est né en Europe ou en Amérique du nord», soulignent les chercheurs.

Ils relèvent également que de nombreux bébés morts-nés ne sont pas comptabilisés dans les statistiques dans la mesure où aucun certificat de naissance ou de décès n'est délivré pour eux dans de nombreux pays.

«Ce fatalisme, ce manque d'attention et de fonds expliquent pourquoi il est si difficile de réduire la mortalité infantile et à fortiori le nombre des naissances sans vie», relève Mme Lawn.




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