Décrocher la Lune en Antarctique?

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L'Antarctique

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Agence France-Presse
Paris, France

Des chercheurs belges et japonais vont prochainement sillonner le champ de glace bleue de Nansen, en Antarctique, pour une campagne de collecte de météorites, avec la ferme intention d'y dénicher un bout de la Lune.

Ces météorites apportent de précieuses informations sur les 4,5 milliards d'années d'évolution du système solaire et des planètes, y compris la Terre, soulignent dans un communiqué commun l'Université libre de Bruxelles (ULB) et son homologue flamande Vrije Universiteit Brussel (VUB), à l'initiative de l'expédition.

Avec 14 millions de km2 de glace quasiment vierge, l'Antarctique fait figure d'Eldorado pour les chasseurs de météorites, qui s'y succèdent depuis une trentaine d'années à chaque été austral.

Car si les météorites ne font pas de discrimination lorsqu'elles tombent sur Terre, les deux tiers environ s'abîment au fond des océans. Les autres, surtout les plus petites, peuvent être particulièrement difficiles à détecter dans les lieux habités ou recouverts de végétation.

Le Pôle Sud présente en revanche les conditions rêvées pour permettre aux chercheurs de repérer des petits cailloux noirs sur de la glace blanche. En outre, la température et la sécheresse qui règnent en Antarctique favorisent la préservation de ces pierres surgies du fin fond de l'espace.

L'équipe belge SAMBA (Search for Antarctic Meteorites, Belgian Approach), composée de cinq chercheurs de l'ULB et de la VUB, dont quatre femmes, se rendra donc une nouvelle fois dans la station Princesse Elisabeth, la base scientifique belge en Antarctique, du 3 décembre au 12 février.

En compagnie de trois Japonais de l'Institut national de recherches polaires de Tokyo, ils écumeront en scooter des neiges le champ de glace bleue de Nansen, au sud de la station.

La mission précédente en 2010-2011 avait permis de découvrir 218 météorites d'une taille comprise entre 1 cm et 15 cm, dont au moins trois spécimens très rares.

«Cette année, les chercheurs espèrent retrouver un morceau de Mars ou de la Lune», indiquent l'ULB et la VUB.

Les scientifiques collecteront en outre des micrométéorites d'un diamètre inférieur à 2 mm. «Les micrométéorites constituent la plus large fraction de matériel extra-terrestre qui tombe sur Terre, avec en moyenne quelque 40.000 tonnes par an», souligne le communiqué.

L'expédition pourra être suivie sur son blog.

En outre, une exposition sera organisée à Bruxelles sur la station belge en Antarctique du 22 décembre au 31 mai pour permettre aux visiteurs de voir comment on y vit et on y travaille.

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