Liens familiaux et amicaux

La complicité entre Antoine Morand et Maxime Comtois... (Photo fournie)

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La complicité entre Antoine Morand et Maxime Comtois remonte à leurs années bantam.

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(CHICAGO) Le hockey est un milieu tissé serré et le repêchage de la LNH, où converge la crème de demain, est l'endroit où ça s'exprime le mieux. Le fils de l'un qui est sélectionné ; le frère de l'autre... Et parfois aussi, comme ça a été le cas hier, des meilleurs amis qui sont réunis au sein de la même équipe.

Le repêchage 2017 aura été fertile en histoires de ce genre, mais l'une des plus riches en émotions concerne deux attaquants québécois.

« C'est sûr que j'étais un peu déçu, étant donné que j'étais classé en première ronde, mais j'étais venu ici pour repartir avec un chandail sur le dos et une opportunité de me faire valoir dans un camp de la LNH «, a raconté Maxime Comtois après que les Ducks d'Anaheim l'eurent repêché au 50e rang.

« La déception est partie parce que j'ai mon meilleur ami avec moi ! «

L'ami en question, c'est Antoine Morand, son ancien complice chez les Grenadiers de Châteauguay. Ils ont joué sur le même trio durant leurs années bantams et midgets et étaient les meilleurs joueurs de leur équipe.

Après avoir été séparés par leur parcours junior, ils ont été réunis hier par les Ducks.

« On n'aurait pas pu se rendre là où on est l'un sans l'autre, a dit Morand. On se complète tellement bien sur la glace... mais c'est notre relation hors glace qui est vraiment extraordinaire. «

Réclamé à peine 10 rangs après lui, Morand ne tenait pas en place. Il peinait à trouver les mots et à contenir des larmes de joie.

« Tout est comme un rêve en ce moment, je n'arrive pas à le réaliser «, a lancé le centre du Titan d'Acadie-Bathurst. Il avait compris que l'inespéré pouvait se produire quelques rangs avant que les Ducks ne prennent de nouveau la parole. Il dit avoir prié très fort pour que ça se réalise.

Et voilà. Deux chums, une équipe.

Primeau et secundo

Le Canadien n'avait aucun choix de 7e ronde dans sa besace, mais il y avait encore des espoirs sur la liste auxquels il était intéressé. Il a donc mis la main sur le 7e choix des Flyers de Philadelphie en échange d'un choix semblable l'an prochain.

Belle ironie : c'est avec ce choix que le CH a réclamé le fils de Keith Primeau, l'ancien attaquant vedette des Flyers !

Les liens filiaux courent toujours dans le hockey. Il y a peut-être moins de fils d'anciens joueurs qui ont été réclamés hier par rapport aux années précédentes, mais le fils d'Adam Foote a tout de même trouvé preneur en première ronde, vendredi. Et Primeau, qui pendant des années a été l'un des bons attaquants de puissance de la LNH, a vu son fils Cayden un gardien réclamé par le Tricolore.

« Les enfants grandissent dans cet environnement et ils l'assimilent, a expliqué Primeau à propos de ce phénomène père-fils si fréquent au hockey. De plus, ceux qui ont atteint la ligue et qui ont maintenant des enfants savent à quel point c'est difficile de s'y rendre. Ils vont tenter de relâcher cette pression et éviter de dire : «Tu deviendras un joueur de la LNH.» Dans notre cas, à l'origine de ce processus, il y avait l'idée qu'il s'instruise tout en jouant à un haut niveau. «

L'ancien joueur vedette sait bien que l'environnement de Montréal n'est pas facile à gérer, surtout pour un gardien, mais il en discutera avec son fils en temps et lieu.

« J'étais sur la glace le soir où Patrick Roy a décidé qu'il ne jouerait plus pour Montréal, a-t-il évoqué en souriant. Mais je ne lui ai pas parlé de ça et je vais attendre ! »

Deux frères

Il y a les amis qui font leur chemin ensemble et les jeunes qui suivent les traces de leur père. Il y a aussi les frères qui évoluent en parallèle dans des familles où le hockey est roi.

Ryan Poehling joue à l'Université St. Cloud State avec ses deux frères.

Le Québécois Pierre-Olivier Joseph, recruté au premier tour par les Coyotes de l'Arizona, a un frère dans l'organisation du Lightning de Tampa Bay.

Matthew Strome, choisi en 4e ronde par les Flyers, a déjà deux frères dans la LNH.

« Rendu là, c'est une question d'hérédité «, dit Trevor Timmins en parlant des Strome, qui sont en voie de devenir la famille Sutter de leur génération.

Suivant la thématique fraternelle, Timmins a mis le grappin, hier, sur le défenseur Cale Fleury, le frère de Haydn.

« Les gens qui nous ont soutenus tout au long de notre parcours ont été sensiblement les mêmes pour Cale et moi, et c'est un grand jour pour eux et un grand jour pour ma famille, a raconté le premier choix des Hurricanes de la Caroline en 2014. Mes parents sont deux personnes fières et ils ont un grand sourire au visage aujourd'hui. «

Pendant que l'aîné faisait son chemin, qu'il attirait les projecteurs et qu'il travaillait à devenir un espoir de premier plan, aurait-il pu penser que frérot, de trois ans son cadet, serait un jour repêché ?

« J'ai toujours su que ça arriverait, a répondu Haydn. Ça fait longtemps que Cale confond les sceptiques. Dans les rangs bantams, il avait été repêché en 4e ronde alors qu'il mesurait 5 pi 8. Aujourd'hui, il mesure 6 pi 2 et pèse 200 lb et, même si c'est un gars qui a eu un développement tardif, il va continuer de faire taire les critiques. »

Quand la famille est là pour vous soutenir, ça aide toujours...




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