Kaboul: 14 morts et des dizaines de blessés dans l'attaque d'une mosquée chiite

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Des policiers afghans sur la scène du drame, à Kaboul, le 11 octobre.

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Agence France-Presse
KABOUL

Quatorze personnes dont un enfant ont été tuées et 36 autres blessées mardi dans un attentat à Kaboul contre des pèlerins rassemblés pour la fête de l'Achoura dans une mosquée chiite, selon un nouveau bilan du ministère de l'Intérieur.

« 19 femmes figurent parmi les blessés », a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère Sediq Sediqqi.

Selon les récits de la police et du ministère de l'Intérieur, les assaillants dont le nombre est encore confus ont lancé deux grenades en pénétrant dans les lieux.

M. Sediqqi, a dans un premier temps rapporté que « trois assaillants ont ouvert le feu, dont deux ont été tués ».

Selon lui, un troisième homme était toujours recherché, mais le commando aurait pu compter un membre de plus selon les médias locaux.

« Les forces spéciales ont pénétré dans les lieux afin de rechercher d'éventuels assaillants », a-t-il précisé.

Le chef de la police de Kaboul, Abdul Rahman Rahimi, a indiqué de son côté qu'un « nombre encore incertain d'assaillants a ouvert le feu et lancé plusieurs grenades contre la foule dans la mosquée de Karte Sakhi. Un des assaillants a été tué dès le début de l'attaque et un autre au moins est actuellement piégé à l'intérieur de la mosquée ».

La mosquée de Kahte Sakhi, où s'est produite l'attaque, est située dans l'ouest de la capitale afghane, près de l'Université de Kaboul, où vivent de nombreux membres de la minorité chiite.

La menace d'attentat contre cette population et contre les lieux de culte chiite était jugée particulièrement sérieuse à l'occasion de ces célébrations, et de nombreuses ambassades étrangères avaient restreint les déplacements jusqu'à la fin de la semaine dans Kaboul.

L'Achoura, qui sera célébrée mercredi, commémore la mort de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, assassiné en 680 et dont la fin tragique constitue un épisode fondateur du chiisme.

Depuis vendredi dernier, les jeunes gens sillonnent les rues de leur quartier à moto ou dans des voitures arborant le grand drapeau noir commémorant le martyr de Hussein.

Pour les chiites du monde entier, cette célébration est le symbole de la lutte contre l'oppression.

Cette dernière attaque n'avait pas été revendiquée mardi soir.

Le dernier attentat visant la minorité chiite hazara d'Afghanistan, le 23 juillet à Kaboul, avait tué 84 personnes et fait 130 blessés au coeur d'une manifestation pacifique. Il avait été revendiqué par l'organisation État islamique dont c'était le premier coup d'éclat au coeur de la capitale.

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