Washington se défend de fournir des armes à sous-munitions à Riyad

Les sous-munitions qui explosent après coup sont interdites... (Archives AFP)

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Les sous-munitions qui explosent après coup sont interdites par un traité adopté en 2008 par 116 pays, mais pas par l'Arabie saoudite, les États-Unis et le Yémen.

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Agence France-Presse
Washington

Washington s'est défendu dimanche d'avoir fourni des armes à sous-munitions - potentiellement dangereuses pour les civils - à la coalition menée par Riyad au Yémen.

«Les États-Unis fournissent des armes à sous-munitions qui respectent la stricte condition d'exploser quasi complètement», a affirmé dans un courriel à l'AFP un représentant du ministère de la Défense, précisant que moins d'1% de ces armes est susceptible de ne pas exploser.

Quand elles n'explosent pas, ces bombes qui contiennent des dizaines de munitions deviennent de facto des mines susceptibles de tuer ou de mutiler des civils, et ce longtemps après leur lancement, accusent les organisations des droits de l'Homme.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a rapporté dimanche que la coalition menée par Riyad utilisait ce genre d'armes fournies par les États-Unis dans ses raids aériens contre des rebelles chiites.

«Les bénéficiaires de ces transferts doivent en outre s'engager à ce que les armes à sous-munitions ne soient utilisées que contre des cibles militaires clairement définies et non pas là où se trouvent des civils ou dans des zones habitées», a ajouté le responsable militaire.

«C'est bien sûr un élément crucial de cette politique», a-t-il souligné.

Des photos, une vidéo et d'autres éléments crédibles depuis la mi-avril tendent à indiquer que des munitions en grappe ont été utilisées ces dernières semaines dans des frappes de la coalition sur le gouvernorat de Saada, bastion des rebelles houthis dans le nord du Yémen, écrit HRW dans un communiqué.

HRW assure avoir établi, à travers une analyse d'images satellitaires, que ces sous-munitions semblaient avoir atterri sur un plateau cultivé, à 600 mètres de zones habitées.

Les sous-munitions qui explosent après coup sont interdites par un traité adopté en 2008 par 116 pays, mais pas par l'Arabie saoudite, les États-Unis et le Yémen, rappelle HRW.

«Nous prenons très au sérieux tous les bilans de morts civils résultant des hostilités au Yémen», a encore affirmé le responsable militaire américain qui «appelle toutes les parties à se conformer aux lois humanitaires internationales et à prendre toutes les mesures réalisables pour faire le moins de mal possible aux civils».

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