Iran: inquiétudes liées à l'achat de composants pour un réacteur

L'usine d'eau lourde d'Arak, à 320 km au sud... (PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE PRESSE)

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L'usine d'eau lourde d'Arak, à 320 km au sud de Téhéran.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis ont fait part lundi de leur préoccupation face au possible achat par l'Iran de composants pour son réacteur nucléaire d'Arak en construction, un point d'achoppement dans les négociations entre les grandes puissances et Téhéran qui ont capoté à Vienne fin novembre.

Le magazine américain spécialisé Foreign Policy affirme lundi que les États-Unis ont informé début novembre des experts du Conseil de sécurité de l'ONU que l'Iran s'efforçait d'acquérir de manière illégale des équipements et matériaux destinés à son réacteur d'Arak (situé à 240 km au sud-ouest de Téhéran), lequel pourrait être utilisé pour fabriquer une bombe atomique.

«Ce n'est pas une nouveauté: nous sommes préoccupés par les activités d'acquisition de l'Iran», a prudemment commenté la porte-parole du département d'État Jennifer Psaki. Elle a refusé de s'exprimer sur les discussions entre son gouvernement et l'ONU et encore moins de dire si l'achat de composants pour le futur réacteur constituerait une violation des sanctions internationales qui frappent Téhéran.

«Je le dis clairement: l'Iran a maintenu tous ses engagements conformément au JPOA. Nous continuons de le croire», a affirmé Mme Psaki à propos du Joint Plan of Action, un accord intérimaire sur le programme nucléaire de Téhéran scellé fin novembre 2013 entre les grandes puissances et l'Iran. Faute d'avoir trouvé un règlement complet et définitif à Vienne le 24 novembre dernier, le groupe «5+1» (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et la République islamique ont reconduit cet accord provisoire et prolongé leurs discussions jusqu'à l'été 2015.

Face à la perspective d'un accord historique, le gouvernement américain démocrate et le Congrès, qui sera républicain en janvier, s'accrochent: une majorité de sénateurs sont favorables à de nouvelles sanctions contre Téhéran, l'administration y est opposée de peur que les négociations internationales ne s'effondrent.

«Il semble que l'administration perde le contrôle de la stratégie à l'égard de l'Iran», a accusé le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ed Royce. Réagissant à l'article de Foreign Policy, M. Royce a fustigé un régime iranien «tricheur déterminé», qui «viole son engagement à geler son programme nucléaire».

Durant les négociations de Vienne fin novembre, Téhéran avait écarté une transformation du réacteur nucléaire d'Arak. L'Iran avait déjà annoncé avoir fait des modifications dans ce réacteur à eau lourde en construction pour limiter la quantité de plutonium qui y serait produite, alors que les Occidentaux souhaitent que ce projet soit abandonné.

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