Yémen: l'ONU adopte des sanctions contre l'ex-président Saleh

Ali Abdallah Saleh avait quitté le pouvoir au terme... (Photo Khaled Abdullah, REUTERS)

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Ali Abdallah Saleh avait quitté le pouvoir au terme d'une année de contestation populaire contre son régime, mais semble depuis s'être allié à ces anciens ennemis et encourager le mouvement de rébellion chiite, en plus d'avoir encore des appuis dans la population.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi des sanctions contre l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh et deux chefs rebelles car ils compromettent la paix dans ce pays à l'instabilité chronique.

En l'absence d'objection au Conseil de sécurité, la demande américaine d'interdire à tous les États membres de l'ONU de délivrer des visas d'entrée à Ali Abdallah Saleh, président du Yémen de 1990 à 2012, et à deux chefs rebelles chiite, est entrée en vigueur vendredi soir, a annoncé la présidente lituanienne du comité des sanctions.

Ces sanctions interviennent après la manifestation vendredi à Sanaa de milliers de rebelles chiites et partisans de l'ancien président Saleh, à la tête du pays de 1990 à 2012.

Le parti de M. Saleh, le Congrès populaire général (CPG), avait appelé ses partisans à descendre dans la rue et mis en garde contre toute sanction qui ne ferait, selon lui, qu'exacerber la crise au Yémen. L'ex-président est vu comme le principal soutien des rebelles chiites qui se sont emparés de la capitale Sanaa et d'autres zones du pays depuis septembre.

M. Saleh avait quitté le pouvoir au terme d'une année de contestation populaire contre son régime, à laquelle avaient largement participé les rebelles chiites, dits houthis.

Mais depuis, il semble s'être allié à ces anciens ennemis et encourage le mouvement de rébellion chiite.

L'avancée des rebelles houthis a donné lieu à des combats meurtriers avec les tribus sunnites, alliées parfois pour la circonstance avec Al-Qaïda, très actif au Yémen.

Avec cette décision, «les membres du Conseil de sécurité ont fait la preuve que la communauté internationale ne tolérera pas l'usage de la violence pour contrecarrer les aspirations légitimes du peuple yéménite et leur transition politique», a déclaré un responsable américain.

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, les États-Unis avaient décrété que l'ancien président Saleh «est allé au-delà de la simple tentative de semer le chaos à travers le Yémen» en utilisant les Houthis non seulement pour «décrédibiliser le gouvernement mais aussi pour créer un climat d'instabilité propice à un coup d'État».

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