Violences sexuelles en France: des personnalités réclament un «plan d'urgence»

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Le texte adressé à Emmanuel Macron entend dénoncer l'«insupportable déni collectif» dont sont victimes les femmes dans «une société qui(les) maltraite», selon ses auteures.

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Agence France-Presse
PARIS

Une centaine de personnalités féminines de la société civile française, artistes, comédiennes, réalisatrices, écrivaines, journalistes, médecins demandent au président Emmanuel Macron de décréter «un plan d'urgence contre les violences sexuelles», dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

Cet appel, initié par des militantes féministes, sera mis en ligne sur la plateforme Change sous la forme d'une pétition (http://1femmesur2.fr) déjà signée par une centaine de personnalités qui ont été «comme tant d'autres, harcelées, agressées ou violées», selon ses initiatrices.

Parmi les premières signataires : Lisa Azuelos (réalisatrice), Zabou Breitman (comédienne), Marie Darrieussecq (écrivaine), Tatiana de Rosnay (écrivaine), Rokhaya Diallo (journaliste), Valérie Donzelli (actrice, réalisatrice), Imany (chanteuse), Agnès Jaoui (comédienne, auteure, metteuse en scène, Sandra Laugier (philosophe), Michela Marzano (philosophe) ou encore Anna Mouglalis (comédienne).

Le texte adressé à Emmanuel Macron, qui rappelle qu'il fait suite à l'afflux de témoignages arrivés dans la sphère publique depuis la révélation du scandale Harvey Weinstein aux États-Unis, entend dénoncer l'«insupportable déni collectif» dont sont victimes les femmes dans «une société qui(les) maltraite», selon ses auteures.

«Une femme sur deux a déjà été victime de violence sexuelle. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu'elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme», soulignent les auteures.

Elles réclament un «plan d'urgence» à la hauteur des politiques publiques et des moyens mis en oeuvre en matière de sécurité routière, «qui ont montré des résultats».

Cinq mesures prioritaires sont proposées: le doublement immédiat des subventions des associations accueillant les femmes victimes, une formation obligatoire de l'ensemble des professionnels en contact avec elles, la création d'un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière au collège, la formation obligatoire en entreprise contre le harcèlement sexuel au travail et une vaste campagne nationale de communication.




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