Russie: un policier tué dans une attaque revendiquée par l'EI

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Les autorités russes ont ouvert des enquêtes pour tentative d'homicide, et non pour «acte terroriste», malgré les revendications des djihadistes de l'État islamique.

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Agence France-Presse

Un policier a été tué et un autre blessé lundi dans une attaque au couteau revendiquée par le groupe armé État islamique (EI) au Daghestan, une république instable du Caucase russe, au cours de laquelle les deux assaillants ont été abattus.

Cette attaque contre des policiers à Kaspiisk intervient dix jours après qu'un jeune homme ayant prêté allégeance à l'EI a poignardé sept personnes en pleine rue à Sourgout, en Sibérie occidentale.

Dans les deux cas, les autorités russes ont ouvert des enquêtes pour tentative d'homicide, et non pour «acte terroriste», malgré les revendications des djihadistes de l'État islamique.

Par ailleurs, ni après les événements de Sourgout, ni après ceux de Kaspiisk, les plus hautes autorités, notamment le Kremlin, n'ont fait de commentaires sur ces attaques très sobrement couvertes par la presse russe.

Lundi, «vers 09H00, deux hommes non identifiés ont poignardé deux policiers à une station-service», a annoncé dans un communiqué l'antenne locale du Comité d'enquête, institution chargée des principales affaires criminelles en Russie.

«Un policier est mort de ses blessures» et «les assaillants ont été éliminés», a ajouté le comité, précisant avoir ouvert une enquête pour «tentative de meurtre sur un représentant de l'ordre».

Selon la chaîne de télévision russe d'informations en continu Rossiïa 24, les deux hommes ont été tués par un troisième policier.

Le groupe État islamique a revendiqué cette attaque au couteau, qualifiant les assaillants de «soldats» de cette organisation jihadiste, via un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq, citée par le centre américain de surveillance des sites internet jihadistes SITE.

Les agresseurs étaient «très jeunes», a précisé la télévision russe, montrant des traces de sang maculant le sol d'une rue de Kaspiisk, ville de 100 000 habitants située sur les rives de la mer Caspienne, à 20 km au sud de la capitale du Daguestan, Makhatchkala.

Parallèlement, deux membres des forces de l'ordre ont été tués au cours d'une opération «pour neutraliser des hors-la-loi armés» à Khassaviourt, une zone montagneuse située à 115 km de Kaspiisk, a annoncé le Comité national antiterroriste (NAK) dans un communiqué.

«Deux bandits» ont également été tués dans un échange de tirs avec les forces de l'ordre pendant cette opération, selon la même source.

Les autorités ne font aucun lien entre les événements de Kaspiisk et de Khassaviourt.

Région caucasienne où une rébellion armée islamiste est active, le Daguestan est régulièrement secoué par des incidents et des attaques, notamment de l'État islamique, visant les forces de l'ordre.

La Russie a été menacée à plusieurs reprises par l'EI et par la branche syrienne d'Al-Qaïda depuis le début de son intervention militaire en Syrie le 30 septembre 2015.

Le 19 août, un jeune homme se réclamant de l'État islamique a poignardé sept personnes en pleine rue à Sourgout, en Sibérie occidentale.

Le 3 avril, un attentat à la bombe avait fait 16 morts et des dizaines de blessés dans le métro de Saint-Pétersbourg.




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