Allemagne: prison pour deux néo-nazis qui avaient attaqué des migrants

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Le groupe Freie Kameradschaft Dresden a été créé pour semer la terreur chez les réfugiés, et chaque action était soigneusement planifiée, a estimé le tribunal.

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Agence France-Presse
Berlin

La justice allemande a condamné à trois ans et huit mois de prison deux membres d'un groupe d'extrême droite qui avaient agressé des demandeurs d'asile en 2015 et 2016, années où l'Allemagne a accueilli plus d'un million de réfugiés.

Le tribunal de Dresde, en Saxe, a reconnu ces deux hommes de 19 et 27 ans coupables d'avoir violemment agressé plusieurs réfugiés et d'avoir attaqué à Dresde un foyer de demandeurs d'asile ainsi qu'un projet de logements alternatifs, selon le tribunal.

L'homme de 27 ans a également été condamné pour une agression menée avec d'autres militants d'extrême droite contre des alternatifs dans le quartier de Connewitz, à Leipzig, connu pour être un fief de militants de gauche.

Ils avaient également participé aux violentes manifestations anti-migrants organisées en 2015 à Heidenau, où ils avaient lancé des pierres et des bouteilles sur les policiers. Plus d'une trentaine d'agents avaient été blessés lors de ces manifestations.

Les deux hommes avaient reconnu les faits avant le procès afin d'obtenir une peine plus clémente.

Les juges ont par ailleurs qualifié «d'organisation criminelle» leur groupuscule, la Freie Kameradschaft Dresden (la «Camaraderie libre de Dresde»), dont plusieurs membres doivent comparaître à l'automne devant le tribunal de Dresde pour des faits similaires.

Ce groupe a été créé pour semer la terreur chez les réfugiés et les opposants politiques, et chaque action était soigneusement planifiée, a estimé le tribunal, selon l'agence de presse allemande DPA.

Les autorités enquêtent depuis juin 2015 contre la Freie Kameradschaft Dresden, soupçonnée d'entretenir des liens avec le Gruppe Freital, lui-même suspecté d'attaques contre des foyers de réfugiés en Saxe, et dont huit membres sont jugés depuis mars à Dresde.

Les actes de violence contre les réfugiés se sont multipliés, notamment dans l'Est et en particulier en Saxe, depuis que l'Allemagne a accueilli près d'un million de migrants fuyant la guerre et la misère.




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