Le récit de la mannequin kidnappée en Italie soulève des questions

Au deuxième jour de son interrogatoire, les policiers... (CAPTURE D'ÉCRAN AP)

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Au deuxième jour de son interrogatoire, les policiers ont présenté à la jeune femme de 20 ans les témoignages d'individus qui disent les avoir aperçus, elle et le suspect principal dans cette affaire, en train de magasiner des souliers pour elle la veille de sa libération, selon la déposition de Chloe Ayling.

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Associated Press
MILAN

Une mannequin britannique qui prétend avoir été kidnappée en Italie s'est effondrée en larmes quand les enquêteurs lui ont présenté les propos de témoins qui racontent l'avoir vue magasiner des souliers en compagnie d'un de ses ravisseurs présumés, selon des documents judiciaires obtenus mardi par l'Associated Press.

Chloe Ayling avait tout d'abord raconté aux policiers de Milan qu'elle avait été détenue, et parfois enchaînée à un meuble, pendant six jours dans une maison de ferme reculée, avant d'être finalement relâchée devant le consulat britannique de Milan, le 17 juillet.

Mais au deuxième jour de son interrogatoire, les policiers ont présenté à la jeune femme de 20 ans les témoignages d'individus qui disent les avoir aperçus, elle et le suspect principal dans cette affaire, en train de magasiner des souliers pour elle la veille de sa libération, selon la déposition de Mme Ayling.

En larmes, elle a déclaré aux enquêteurs ne pas pouvoir fournir d'«explication raisonnable» pour ne pas avoir mentionné ce détail, mais qu'elle croyait que l'homme qui l'accompagnait représentait sa meilleure chance de s'échapper.

Mme Ayling prétend qu'elle a été attirée à Milan, en Italie, où elle aurait été kidnappée par des hommes qui avaient l'intention de la vendre en ligne au plus offrant, si son agent ne versait pas une rançon de 300 000 $ US pour la récupérer.

La police italienne a arrêté Lukasz Pawel Herba - un Polonais qui habite le Royaume-Uni - le 18 juillet, le jour où il aurait relâché Mme Ayling en la déposant au consulat britannique. Les policiers cherchent quatre autres suspects.

L'avocat italien de Mme Ayling et l'agent qui l'a envoyée en Italie ont répliqué mardi à ceux qui remettent son récit en doute, en assurant qu'elle dit la vérité. L'agent Phil Green a confirmé avoir reçu une demande de rançon, et l'avocat Francesco Pesce a dit que sa cliente a reçu des menaces de mort - tout en admettant qu'il puisse paraître «étrange» que sa cliente soit allée magasiner avec son ravisseur présumé.

Mme Ayling a dit aux policiers qu'elle avait brièvement rencontré Herba plus tôt cette année, lors d'un autre contrat à Paris.

En Italie, Herba aurait offert de l'aider en lui révélant qu'il avait lui-même misé 250 000 euros lors de l'encan en ligne.




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