Accident de train à Barcelone: 56 blessés

L'accident s'est produit quand le train régional a... (PHOTO JOSEPH WILSON, ASSOCIATED PRESS)

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L'accident s'est produit quand le train régional a heurté la fin de la voie dans la gare de France, en plein centre historique de Barcelone, selon la compagnie nationale Renfe, qui opère ces trains.

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Diego URDANETA, Mario MAGARO
Agence France-Presse
Barcelone et Madrid

Cinquante-six personnes ont été blessées vendredi matin lors d'un accident de train dans une gare de Barcelone, dont une grièvement, selon les services de secours.

Au total, précisent les services d'urgence de la région de Catalogne sur Twitter, le bilan est de 56 personnes ayant reçu des soins : un blessé grave, 19 moins graves (dont le conducteur) et 36 légers, dont trois ont été soignés sur place, sans nécessiter d'hospitalisation.

Parmi les blessés figurent un Français et un Roumain, tous les autres étant espagnols, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la protection civile.

L'accident s'est produit à 07 h 15 (1 h 15, HE) quand ce train régional a heurté l'extrémité de la voie dans la gare de France, en plein centre historique de Barcelone, selon la compagnie nationale Renfe, qui opère ces trains.

Le blessé grave souffre d'une contusion au thorax, a indiqué le ministre des Transports Iñigo de la Serna, qui s'est rendu sur place dans la matinée.

« Tremblement de terre »

« Au moment du choc, on a eu la sensation de vivre un tremblement de terre. Les gens tanguaient et se cognaient les uns contre les autres. Beaucoup étaient debout et sont tombés par terre, et j'ai vu plusieurs personnes avec des coupures à la tête et sur le visage provoquées par la chute », à déclaré au quotidien catalan La Vanguardia une voyageuse, Lidia Garcia, qui se trouvait dans le premier wagon.

« Nous ne savions pas ce que c'était, si c'était une bombe, et les gens se sont mis à crier », a-t-elle également déclaré à un autre journal, El Periodico.

Des rues ont été coupées pour faciliter le travail des secours dans la gare, autour de laquelle on observait un ballet d'ambulances.

Le train était parti à 6 h du matin de Sant Vicenç de Calders, au sud-ouest de Barcelone, dans la province de Tarragone, à environ 70 km.

Il « allait à une vitesse normale, n'a pas freiné et a heurté le pilier en fer » au bout de la voie, a affirmé à l'AFPTV un agent de sécurité de la gare ayant souhaité conserver l'anonymat.

Selon les premières informations du gestionnaire du réseau, les balises relevant la vitesse des trains n'ont rien relevé d'anormal à l'approche de la gare, a déclaré le ministre.

Une commission d'enquête sur les accidents ferroviaires a été saisie.

Des images vidéo diffusées par des amateurs montraient l'avant du train complètement enfoncé sur près de deux mètres.

De nombreux passagers étaient debout dans le train bondé au petit matin, ce qui aurait aggravé le bilan des blessés.

Commission d'enquête

Iñigo de la Serna a déclaré à des journalistes que le train, conduit par un cheminot avec sept ans d'expérience âgé de 31 ans, avait subi toutes les révisions obligatoires, la dernière en date quelques jours avant l'accident.

Renfe a pour sa part déclenché son « plan d'assistance aux victimes et à leurs familles ».

L'accident s'est produit en plein mouvement de grève dans les services ferroviaires espagnols, qui avaient prévu d'assurer environ 66 % du trafic sur ces lignes catalanes aux heures de pointe.

Le train, a précisé une porte-parole des services de secours, était en principe prévu pour cinquante personnes, mais on ignore combien de passagers s'y trouvaient réellement.

Le président régional Carles Puigdemont s'est rendu sur place vendredi matin peu après 9 h.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a mis un instant de côté son conflit ouvert avec M. Puigdemont, indépendantiste, en lui téléphonant pour évoquer l'accident.

L'accident s'est produit alors que l'Espagne commémorait cette semaine la tragédie qui avait fait 80 morts, le 24 juillet 2013, à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Ce jour-là, un train arrivant de Madrid avait déraillé dans une courbe dangereuse, qu'il avait abordée à 179 km/h alors que la vitesse y était limitée à 80 km/h, dans le hameau d'Angrois, à quatre kilomètres de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Seul le conducteur avait fait l'objet de poursuites, mais sous la pression des associations de victimes, la justice a rouvert l'enquête pour se pencher sur d'éventuelles négligences en termes de sécurité de la part du gestionnaire du réseau.




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