Propos sur les chambres à gaz: Jean-Marie Le Pen devra payer une amende

Jean-Marie Le Pen a déjà été condamné à deux reprises... (PHOTO PATRICK KOVARIK, ARCHIVES AFP)

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Jean-Marie Le Pen a déjà été condamné à deux reprises par la justice française pour ses propos sur les chambres à gaz.

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Agence France-Presse
PARIS

L'ancien dirigeant de l'extrême droite française Jean-Marie Le Pen a vu son amende de 30 000 euros (environ 42 000 $) confirmée mercredi en appel pour avoir de nouveau qualifié les chambres à gaz de «détail» de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, en avril 2015.

La cour d'appel de Paris a de nouveau reconnu coupable de contestation de crime contre l'humanité le président d'honneur du parti Front national, âgé de 88 ans.

Jean-Marie Le Pen avait en outre été condamné à verser au total 10 001 euros de dommages et intérêts à trois associations parties civiles.

M. Le Pen avait déjà été condamné à deux reprises par la justice française pour ces propos, tenus pour la première fois en 1987.

Condamnés par sa fille Marine, qui lui a succédé à la tête du FN, ces propos avaient, entre autres, entraîné la suspension - ensuite annulée par la justice - de Jean-Marie Le Pen du parti qu'il a longtemps incarné, puis son exclusion.

Le 2 avril 2015, à un journaliste qui lui demandait s'il regrettait d'avoir qualifié les chambres à gaz de «détail», Jean-Marie Le Pen avait répondu: «Pas du tout. Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz».

Le journaliste l'avait alors relancé, demandant si «des millions de morts» pouvaient être qualifiés de «point de détail». «C'est pas un million de morts, c'est les chambres à gaz», «moi je parle de choses précises. Je n'ai pas parlé de nombre de morts. J'ai parlé d'un système. J'ai dit que c'était un détail de l'histoire de la guerre», avait insisté l'ancien leader frontiste.

Lors de l'audience, le 15 décembre dernier, l'avocate générale avait requis la confirmation de la peine prononcée en première instance et étrillé la «persistance» de Jean-Marie Le Pen à tenir ces propos, son «discours haineux».

Son avocat avait quant à lui invoqué une «dénaturation» des propos de son client.




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