Écrasement en Russie: des morceaux de l'avion retrouvés

Une gigantesque opération de recherche est en cours... (VASILY MAXIMOV, AFP)

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Une gigantesque opération de recherche est en cours pour retrouver les débris et les boîtes noires de l'appareil.

VASILY MAXIMOV, AFP

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Vassili Maximov, avec Thibault MARCHAND
Agence France-Presse
Moscou et Sotchi

Plusieurs morceaux de l'avion de l'armée russe qui s'est abîmé dimanche alors qu'il était en route pour la Syrie ont été retrouvés lundi, les sauveteurs fouillant encore la mer Noire pour retrouver les corps des 92 occupants et les boîtes noires de l'appareil.

Plus de 24 heures après la disparition du Tupolev Tu-154, qui s'est écrasé juste après son décollage de la station balnéaire de Sotchi, les autorités cherchent à déterminer l'origine de la catastrophe aérienne, la thèse de l'attentat semblant écartée.

L'écrasement de l'appareil a provoqué une vive émotion dans le pays, alors que parmi les occupants de l'avion se trouvaient 64 membres des Choeurs de l'Armée rouge, un symbole du pays connu pour ses tournées triomphales dans le monde entier.

Des morceaux de l'avion ont été retrouvés par 27 mètres de fond à environ un mile nautique (1,7 km) de la côte, a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'équipe de recherche à Sotchi, Rimma Tchernova.

Un morceau du fuselage de l'avion d'une taille de 3,5 mètres sur 4,5 a ainsi été repêché et ramené vers la côte dans la soirée, selon le ministre de la Défense.

Les opérations de recherche devaient se poursuivre durant la nuit et les jours suivants, ont annoncé les autorités.

De premiers débris de l'appareil avaient été retrouvés dimanche. Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a précisé dans un communiqué que le rayon de dispersion des débris de l'appareil était d'environ 500 mètres.

La récupération des boîtes noires devrait permettre d'en savoir plus sur les causes de l'accident. Pour l'heure, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que « la thèse d'un acte terroriste est loin d'être en tête de liste », les services secrets (FSB) affirmant pour leur part qu'aucun « élément ou fait » n'accrédite la thèse de l'attentat.

« Les pistes privilégiées sont l'infiltration d'un corps étranger dans le moteur, un carburant de mauvaise qualité entraînant une perte d'énergie [...] une erreur de pilotage ou une défaillance technique de l'avion », précise le FSB cité par les agences russes.

Au total, plus de 3500 personnes, dont près de 200 plongeurs, 45 bateaux, 15 submersibles ainsi que douze avions, cinq hélicoptères et des drones sont en action.

Onze corps ont jusqu'à présent été retrouvés, a précisé l'armée russe. Dix d'entre eux ont déjà été transférés à Moscou, où ils doivent être identifiés, les prélèvements génétiques de proches des victimes ayant déjà commencé.

Hommages aux musiciens

Le Tupolev a disparu des écrans radars à 2 h 27 GMT (21 h 27, samedi HE), après son décollage de l'aéroport de Sotchi, dans la commune d'Adler, sur les côtes de la mer Noire. Il se rendait à la base aérienne de Hmeimim, près de Lattaquié en Syrie.

L'appareil parti de l'aérodrome de Tchkalovski, près de Moscou, avait fait escale à Sotchi pour un ravitaillement.

Les membres des Choeurs de l'Armée rouge devaient célébrer le Nouvel An en Syrie avec les soldats russes qui y sont déployés depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad, allié de longue date de la Russie.

À Moscou, devant la salle de répétition de l'Ensemble Alexandrov (autre nom des Choeurs de l'Armée rouge), des centaines de personnes de tous âges se recueillaient lundi, déposant des fleurs ou de courts mots rendant hommage aux musiciens décédés. « J'ai fait partie du choeur. Je les connais tous. Je n'arrive pas à y croire, je ne peux pas réagir », a déclaré à l'AFP Vladimir Kouznetsov, venu déposer une bougie sur le mémorial improvisé en ce jour de deuil national en Russie.

L'avion transportait également neuf journalistes russes, deux hauts fonctionnaires civils et la responsable d'une organisation caritative respectée en Russie, Elizavéta Glinka.

Cette dernière, connue du grand public sous le nom de « Docteur Liza », emportait des médicaments destinés à l'hôpital universitaire de Lattaquié (nord-ouest).

Selon le ministère de la Défense, l'appareil était exploité depuis 33 ans et comptait 6689 heures de vol. Il avait été réparé en décembre 2014 et révisé en septembre dernier.

Quelque 4300 militaires russes sont déployés en Syrie et la Russie, qui a également des installations portuaires militaires à Tartous (nord-ouest), continue de renforcer sa présence dans ce pays en proie à un sanglant conflit depuis 2011.




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