L'écrivain Alexandre Jardin dans la course à la présidentielle française

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Alexandre Jardin

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La Presse Canadienne

L'écrivain et cinéaste Alexandre Jardin a annoncé samedi son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2017 en France pour «redonner du pouvoir aux gens».

Fondateur du récent mouvement «la Maison des citoyens» et de l'association Bleu Blanc Zèbre, il sera le candidat de l'Appel des mouvements citoyens, regroupant six organisations.

«Ce sera moi», a dit l'auteur du roman Le Zèbre, interrogé sur la chaîne Franceinfo sur le candidat de l'Appel des mouvements citoyens.

En France, «le citoyen n'existe plus, les territoires n'existent plus dans le débat politique. (...) Ce sont les partis centralisateurs (...) que l'on entend, c'est la technocratie parisienne qui s'exprime», a-t-il dit à l'AFP, optimiste quant à la possibilité d'obtenir les 500 parrainages d'élus permettant de participer au scrutin.

Alexandre Jardin a fondé il y a trois ans le mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre, qui invite la société civile à «se prendre en main». Composé de «zèbres», il s'adresse aux «Faizeux» qui agissent de façon concrète pour résoudre toutes sortes de problèmes (emploi, mobilité, logement etc.).

Le 8 septembre, il a aussi lancé via Facebook «la Maison des citoyens» pour amener les citoyens à réinvestir le débat politique, et qui compte à ce jour plus de 60 000 adhérents, selon son site.

Vendredi, le mouvement s'est réuni dans un café parisien. «Il y avait une pression de la base pour dire «il faut que quelqu'un s'y colle» et soit candidat», a raconté Alexandre Jardin.

«Je ne suis pas porteur d'un contenu, mais d'un changement de méthode», a-t-il précisé, évoquant «une révolte de gens bienveillants, porteurs de valeurs altruistes».

«S'il n'y a pas de révolte positive, il y aura une révolte négative», déclare l'écrivain.

Dans son ouvrage Des gens très bien (2011), Alexandre Jardin a fouillé douloureusement le passé de son grand-père Jean Jardin, collaborateur de Pierre Laval, chef du gouvernement, au moment de la rafle du Vélodrome d'hiver en juillet 1942, la plus grande arrestation massive de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

«Moi, le petit-fils de «collabo», je ne laisserai pas le pays à l'extrême droite», a-t-il déclaré au Monde en juillet 2016.

Fils de l'écrivain et scénariste Pascal Jardin, diplômé de Sciences-Po, il a écrit son premier roman «Bille en tête» pendant ses études.




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