Sarkozy pourrait se recycler dans le monde des affaires

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L'ancien président français Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni.

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Nadège PULJAK
Agence France-Presse
Paris

Adieu la politique, bienvenue dans le monde du business. L'ancien président français Nicolas Sarkozy, 61 ans, pourrait se recycler dans le monde des affaires après son échec à la primaire de la droite, comme l'ont fait d'autres responsables politiques avant lui.

Éliminé sans appel de la course à l'investiture à l'élection présidentielle de 2017, l'hyperactif Nicolas Sarkozy est resté silencieux depuis sa déclaration de défaite au premier tour de la primaire à droite, dimanche soir.

«Il est temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passion privée et moins de passion publique», a-t-il dit.

Depuis, il a disparu de la scène publique et n'a donné aucun indice sur ses projets. Ses soutiens politiques ont tout juste su qu'il resterait à Paris jusqu'à dimanche, pour voter au deuxième tour de la primaire.

L'ancien chef de l'État (2007), mis en examen dans l'affaire des «écoutes» et qui risque un procès en correctionnelle, ne s'est apparemment confié à personne sur ses perspectives et les spéculations vont bon train.

Il doit partir en vacances avec sa femme Carla Bruni, ex-mannequin et chanteuse et leur fille Giulia qui vient de fêter ses cinq ans, selon certains. «D'abord au Cap Nègre», dans le sud de la France, dans la demeure familiale de son épouse, issue d'une riche famille d'industriels italiens, «puis au Maroc à Noël, comme chaque année», croit savoir un de ses intimes.

La suite n'est pas encore calée. Mais plusieurs proches le voient donner des conférences internationales, comme il en avait pris l'habitude après sa défaite à la présidentielle de 2012, quand il avait dû renoncer à un second mandat à l'Élysée face au socialiste François Hollande. À l'époque, il avait déjà annoncé son retrait de la vie politique.

Cinq mois après sa défaite, après de longues vacances, il faisait sa première intervention rétribuée à New York devant des banquiers. Selon la presse française, il facture ses conférences dans les 100 000 euros ou dollars.

Ses tournées ont continué même après son retour en 2014 à la tête du parti de droite UMP -depuis baptisé les Républicains-, première étape dans sa tentative de reconquête du pouvoir. Il a été invité dans plusieurs pays (Brésil, Suisse, Israël, Russie, Qatar, Émirats arabes unis, Canada, Singapour..), déplacements parfois couplés avec les tours de chant de son épouse qui lui ont permis de continuer à s'entretenir avec les grands de ce monde.

D'autres responsables politiques donnent des conférences, comme l'ancien président des États-Unis Bill Clinton ou l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, ce qui leur aurait rapporté des millions de dollars et de livres sterling.

Fonds d'investissement ?

Autre piste d'activité future: la création d'«une boîte en conseils économiques» qui lui permettrait de mettre à profit son épais carnet d'adresses ou la reprise de son projet de fondation d'un fonds d'investissement. M. Sarkozy n'a jamais officiellement parlé de ce projet, qui avait été abandonné à son retour en politique.

Le Financial Times avait évoqué en 2013 un projet de fondation d'un fonds d'investissement. Le quotidien économique britannique avait affirmé alors que le Qatar avait proposé à Nicolas Sarkozy de placer 500 millions d'euros dans ce fonds pour des investissements en Espagne, au Maroc ou dans des pays émergents comme le Brésil.

Ce projet, dont l'homme politique n'avait jamais officiellement parlé, avait été abandonné à son retour en politique.

Retournera-t-il au Conseil constitutionnel, chargé de vérifier la conformité des lois avec la Constitution, où peuvent siéger à vie les anciens présidents de la République? À sa profession d'avocat ? «Une chose est sûre, il ne restera pas inactif», assure un de ses fidèles, Frédéric Péchenard.

«Je le sens attentif à la vie politique. Je ne me laisserais pas couper la tête qu'il ne reviendra jamais. J'ai le sentiment qu'il a tourné la page mais n'a pas refermé le livre», assure un proche.

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