La Haute cour de justice nord-irlandaise rejette un recours contre le Brexit

Raymond McCord est l'un des plaignants qui faisaient... (PHOTO PAUL FAITH, ARCHIVES AFP)

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Raymond McCord est l'un des plaignants qui faisaient valoir d'une part qu'un Brexit compromettrait les fragiles accords de paix signés en 1998 après des décennies de violences entre partisans et adversaires de l'union avec la Grande-Bretagne, et d'autre part que la décision devait être soumise à l'approbation du parlement régional.

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Agence France-Presse
BELFAST

La Haute cour de justice d'Irlande du Nord a rejeté vendredi un recours contre le Brexit, première décision de justice du Royaume-Uni portant sur la contestation de la sortie de l'Union européenne.

Le juge Paul Maguire a estimé que les implications pour l'Irlande du Nord étaient encore incertaines, alors que le processus doit prendre plusieurs années de négociations. « Au vu de tous les aspects évoqués, la cour rejette les recours », a-t-il déclaré.

Les Nord-Irlandais ont eux voté à 56 % pour rester dans le giron européen lors du référendum du 23 juin, mais 52 % de l'ensemble du Royaume-Uni a voté pour sortir de l'UE.

« Le vent du changement va souffler mais sa direction précise n'est pas encore déterminée donc il y a une incertitude, comme l'a prouvé la discussion sur la façon dont la frontière nord-irlandaise avec l'Irlande sera affectée par un retrait de l'UE », a souligné M. Maguire.

Les plaignants faisaient valoir d'une part qu'un Brexit compromettrait les fragiles accords de paix signés en 1998 après des décennies de violences entre partisans et adversaires de l'union avec la Grande-Bretagne, et d'autre part que la décision devait être soumise à l'approbation du parlement régional.

Les juges nord-irlandais, qui ont examiné le dossier trois jours durant début octobre, sont les premiers à se prononcer sur un tel recours, alors que plusieurs actions en justice similaires ont été lancées au Royaume-Uni.

Theresa May, qui a annoncé qu'elle enclencherait avant fin mars 2017 l'article 50 du Traité de Lisbonne, préalable aux négociations qui doivent durer deux ans maximum pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE, argue que sa mise en oeuvre est une prérogative de l'exécutif ne requérant en aucun cas l'approbation du parlement britannique ou des parlements régionaux.

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