G.-B.: Tony Blair évoque un possible retour en politique

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Élu premier ministre une première fois en 1997, Tony Blair a fait remporter à son Parti travailliste trois victoires consécutives aux élections législatives sur un programme de centre-gauche.

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Agence France-Presse
LONDRES

L'ex-premier ministre britannique Tony Blair évoque un possible retour en politique dans une interview vendredi, pour aider au rebond du centre-gauche et faire face aux conservateurs « en route vers un Brexit dur ».

« Je ne sais pas s'il y a un rôle pour moi [...] est-ce que je me sens fortement concerné ? Oui. Est-ce que je suis motivé ? Oui. Quelles leçons en tirer pour moi ? Que pourrais-je apporter exactement ? La question reste ouverte », souligne Tony Blair, 63 ans, dans l'édition de novembre du magazine Esquire.

Ces propos ont aussitôt déclenché des spéculations dans la presse britannique sur un éventuel « retour », d'autant qu'il vient d'annoncer la fermeture de sa controversée société de conseil aux gouvernements, Tony Blair Associates (TBA).

Élu premier ministre une première fois en 1997, Tony Blair a fait remporter à son Parti travailliste trois victoires consécutives aux élections législatives sur un programme de centre-gauche. Mais la guerre en Irak en 2003, qui a durablement plongé ce pays dans le chaos et la violence, a terni son bilan et l'a rendu très impopulaire.

« Il y a une énorme réaction contre la politique que je représente. Mais je pense qu'il est trop tôt pour dire que le centre a été vaincu. En fin de compte, je pense qu'il s'imposera de nouveau. C'est notre défi et nous devons le relever », insiste Tony Blair qui, après son départ de Downing Street en 2007, s'est construit une petite fortune avec ses activités de conseil, notamment auprès de la banque d'investissement américaine JPMorgan Chase.

Opposant virulent au leader gauchiste du Labour, Jeremy Corbyn, l'ex-premier ministre estime que « la politique britannique vit franchement une tragédie si le choix est entre un gouvernement conservateur en route vers un Brexit dur et un Labour d'extrême gauche qui défend un programme nous ramenant dans les années 60 ».

Les conservateurs ont retrouvé le pouvoir en 2010 et David Cameron a été confortablement réélu premier ministre en 2015 avant d'être balayé par le vote en faveur d'un Brexit et remplacé par Theresa May cet été.

Cette dernière triomphe dans les sondages face à Jeremy Corbyn dont les trois quarts des Britanniques estiment qu'il n'a pas l'étoffe d'un premier ministre.

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