L'Allemagne veut durcir sa législation antiterroriste après les attentats

En juillet dernier, un déséquilibré a abattu neuf... (Photo Sebastian Widmann, Archives AP)

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En juillet dernier, un déséquilibré a abattu neuf personnes avant de se donner la mort à Munich.

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Agence France-Presse
BERLIN

Le ministre allemand de l'Intérieur prépare une batterie de mesures pour renforcer ses outils de lutte contre le terrorisme après les deux attaques du mois de juillet revendiquées par le groupe État islamique, a indiqué la presse allemande mercredi.

Le ministre Thomas de Maizière, qui a prévu une conférence de presse jeudi, veut en particulier introduire une procédure accélérée d'expulsion de réfugiés et demandeurs d'asile «représentant un danger pour la sécurité publique», selon le quotidien populaire Bild citant des sources sécuritaires.

Cette mesure fait suite aux deux attentats commis fin juillet en Allemagne, pays qui a accueilli plus d'un million de migrants en 2015. Une attaque à la hache commise dans un train par un adolescent de 17 ans, probablement originaire d'Afghanistan, a fait cinq blessés, et un attentat a tué son auteur syrien et blessé 15 personnes à l'entrée d'un festival de musique.

Par ailleurs, le ministre veut obtenir, toujours selon Bild, un assouplissement du secret médical pour que les médecins puissent «informer à temps les autorités des crimes planifiés par leurs patients».

Toujours en juillet, un déséquilibré inspiré par le tueur norvégien d'extrême-droite Anders Behring Breivik a abattu neuf personnes avant de se donner la mort à Munich.

M. de Maizière, lors d'une visite à Brême dans l'ouest du pays, a refusé de commenter ces mesures détaillées par la presse, soulignant qu'il a prévu de présenter son plan jeudi.

«Nous vivons dans une époque difficile, la menace terroriste est élevée et la police porte un lourd fardeau», a-t-il répété.

Selon le groupe de presse RND, M. de Maizière doit aussi parapher en août une «déclaration de Berlin» avec les ministres de l'Intérieur des États régions issus du parti conservateur CDU et de sa branche bavaroise CSU appelant entre autres à une procédure de déchéance de nationalité et une interdiction du voile intégral.

Refusant d'entrer dans le détail, le ministre a qualifié le document de «projet» soulignant qu'il n'était «pas d'accord avec tous les points» qui y sont inscrits.

Cette déclaration appelle aussi au recrutement de 15 000 fonctionnaires de police entre 2015 et 2020 et à la création d'un centre de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police criminelle allemande pour combattre le trafic d'armes sur le «Darknet», cet ensemble de sites secrets et préservant l'anonymat utilisé pour des transactions illégales.

La police allemande a par ailleurs perquisitionné mercredi matin les appartements et lieux de travail de trois hommes soupçonnés d'avoir oeuvré en 2015 au recrutement de membres et de soutiens de l'organisation État islamique, selon le parquet fédéral.

L'un d'eux est également soupçonné d'avoir apporté à l'EI un soutien logistique et financier, précise la même source.

Aucun de ces suspects vivant en Basse-Saxe (nord-ouest) et en Rhénanie du Nord-Westphalie (ouest) n'a été arrêté.

Dans une autre affaire, un Syrien de 24 ans soupçonné d'appartenir au groupe EI a lui été arrêté vendredi dernier dans l'ouest de l'Allemagne, ont annoncé mardi les autorités locales.

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