Cameron met en garde contre «une décennie perdue» en cas de Brexit

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Agence France-Presse
Londres

Le premier ministre britannique David Cameron a mis en garde dimanche contre «une décennie perdue» en cas de sortie de son pays de l'Union européenne.

La conséquence sera «une décennie perdue pour le Royaume-Uni», en matière de croissance, d'investissement, de dépenses sociales si les Britanniques optent pour un Brexit lors du référendum du 23 juin, a-t-il déclaré sur la BBC.

«Nous aurons une décennie d'incertitude» au cours de laquelle il faudra renégocier un contrat commercial avec l'UE, ce qui «pompera l'énergie du gouvernement et du pays», a-t-il ajouté dans l'émission politique Andrew Marr Show.

Alors que la moyenne des derniers sondages place les camps du «in» et du «out» au coude-à-coude, le chef du gouvernement a exhorté ses concitoyens à voter pour un maintien dans l'UE. «Vous n'abaissez pas votre pays en étant à l'intérieur de l'UE, au contraire, vous le renforcez», a-t-il dit.

Champion du camp de la sortie et chef du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, a contraire estimé qu'il fallait divorcer «d'un projet qui a échoué».

«Les gens en ont assez des menaces du premier ministre et de son ministre des Finances» en matière de conséquences économiques, a-t-il déclaré dans la même émission politique de la BBC, estimant que le Royaume-Uni s'en sortirait très bien seul.

Il a à nouveau affirmé que la préoccupation numéro un des Britanniques était l'afflux de migrants en provenance de l'UE, permise par la libre circulation des personnes dans l'Union.

Selon un article du Sunday Times, citant des documents diplomatiques qu'il aurait consultés, les autorités britanniques s'apprêteraient en outre à permettre à 1,5 million de Turcs de venir au Royaume-Uni sans visa.

Des informations démenties par la ministre de l'Intérieur Theresa May et le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond dans un communiqué commun. «C'est complètement faux», ont-ils écrit.

Le Sunday Times publie par ailleurs un nouveau sondage, réalisé par l'institut YouGov, donnant le camp pro-sortie de l'UE en tête des intentions de vote avec 43% contre 42% pour celui du maintien. 11% se disent indécis et 4% prévoient de s'abstenir.

Samedi, c'est un sondage ORB qui donnait le camp du «out» en tête de 10 points (indécis exclus).

«Personne ne sait ce que ce veulent dire les sondages», a commenté dimanche M. Cameron, tout en se disant optimiste pour le résultat du référendum.

Nigel Farage a lui estimé que le public avait basculé en faveur de son camp depuis 15 jours, alors que les pro-Brexit ont engrangé dimanche le soutien de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, confiné dans l'ambassade de l'Équateur à Londres depuis plus de trois ans.

Dans un entretien à la chaîne ITV, Julian Assange s'est dit «assez» favorable à un Brexit, accusant le gouvernement britannique d'utiliser l'UE comme «une couverture politique» derrière laquelle il se réfugie pour se dédouaner de ses actions.

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