France: procès d'un groupe islamiste soupçonné d'avoir préparé des attentats

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Un membre de Forsane Alizza se cache le visage lors de son arrivée à la cour, le 8 juin.

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Agence France-Presse
PARIS

Le procès du groupuscule islamiste Forsane Alizza («les cavaliers de la Fierté»), soupçonné d'avoir préparé des attentats en France, s'est ouvert lundi à Paris, où son leader s'est défendu de «toute inspiration terroriste».

Poursuivi avec 14 membres du groupe dont il était «l'émir», Mohamed Achamlane, 37 ans, a affirmé avoir juste voulu défendre un «islam décomplexé» en butte à de nombreuses «agressions».

Barbe fournie, il a assuré ne pas être «raciste ou antisémite», alors que le dossier d'accusation évoque notamment un fichier informatique dénommé «cibles» et listant des commerces juifs de la région parisienne.

Cette liste a été prise sur un site consacré au boycottage de produits fabriqués dans les territoires palestiniens occupés, selon la défense d'Achamlane.

Tout au plus le leader de Forsane Alizza a-t-il reconnu «de la provocation» dans certaines des vidéos ou des textes mis en ligne sur le site du groupe.

En janvier 2012, Forsane Alizza - qui s'est fait connaître en organisant des manifestations contre la loi interdisant le voile intégral - est dissous par le gouvernement, qui l'accuse de prôner la lutte armée.

Les membres du groupe sont pistés sur l'internet, où Achamlane s'intéresse au réglage de lunettes de fusil ou aux gilets pare-balles. Et dans une conversation privée il lance: «par Allah tout puissant on va lui mettre des cicatrices à la France».

Le 28 mars 2012, Achamlane et ses compagnons sont interpellés à travers la France, en pleine campagne pour l'élection présidentielle. Des armes seront saisies chez eux.

Des enquêteurs évoquent un projet d'enlèvement d'un magistrat à Lyon mais le procureur de Paris lui-même évoque un projet sans «tentative de commencement d'exécution».

L'interpellation ayant eu lieu quelques jours après les tueries de militaires français et d'enfants juifs par l'islamiste Mohamed Merah, l'opposition dénonce «une mise en scène».

Au terme de leur enquête, les juges s'affichent toutefois certains de ne pas viser une simple activité de propagande mais bien «un groupe de membres actifs, [...] susceptible de préparer des actes de terrorisme en France».

Sur les ordinateurs de plusieurs, on a retrouvé des «consignes de recrutement» de l'émir, disant notamment: «il faut apprendre à tirer [voir club de tir près de chez vous]».

Les prévenus, qui comparaissent jusqu'au 22 ou 23 juin, risquent jusqu'à 10 ans de prison. La décision sera rendue le 10 juillet.

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