France: Jean-Marie Le Pen conteste son exclusion du FN devant la justice

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«Je conteste mon exclusion comme adhérent et donc l'interprétation extensive» des statuts «qui me prive de ma présidence d'honneur», a déclaré à l'AFP Jean-Marie Le Pen, 86 ans.

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Agence France-Presse
PARIS

Le chef historique de l'extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, a annoncé mardi avoir saisi la justice pour «contester son exclusion» du Front national (FN) souhaitée par sa fille Marine après des propos incendiaires.

«Je conteste mon exclusion comme adhérent et donc l'interprétation extensive» des statuts «qui me prive de ma présidence d'honneur», a déclaré à l'AFP le vieux tribun, 86 ans.

Il a précisé avoir assigné le FN devant le tribunal de Nanterre, à l'ouest de Paris, où est situé le siège du parti. Selon lui, une première audience devrait avoir lieu le 12 juin en sa présence.

Jean-Marie Le Pen, a cofondé le Front national en 1972, et l'a dirigé pendant près de 40 ans avant d'en confier les rênes à sa fille Marine en 2011. Depuis qu'elle est aux commandes, celle-ci tente de se défaire de l'image raciste et antisémite du parti pour conquérir le pouvoir.

Malgré ses succès électoraux, qui ont notamment hissé le FN en tête des Européennes en 2014, cette stratégie de «dédiabolisation» ne plaît pas à Jean-Marie Le Pen, pour qui le parti risque de perdre son sel en se normalisant.

En avril, il a provoqué la guerre avec sa fille avec de nouvelles déclarations incendiaires sur la Shoah, et en prenant la défense du «monde blanc», de «l'Europe boréale», ou encore du maréchal Pétain, qui a gouverné la France pendant la Seconde Guerre mondiale en collaborant avec l'occupant nazi.

Pour le faire taire, Marine Le Pen avait convoqué en mai le bureau exécutif du FN qui, réuni en formation disciplinaire, a décidé de suspendre le patriarche et de convoquer une assemblée générale dans les trois mois pour le priver de son titre de président d'honneur.

«C'est une méthode stalinienne, ce n'est pas très courant à droite», a critiqué Jean-Marie Le Pen mardi.

Après sa suspension, il avait annoncé qu'il se «battrait par tous les moyens» et qu'il entendait lancer une autre formation «pas concurrente du FN».

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