Manif violente contre le gouvernement en Macédoine

Aux cris de «Meurtriers! Meurtriers!» et réclamant la... (Photo: Reuters)

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Aux cris de «Meurtriers! Meurtriers!» et réclamant la démission du gouvernement, des manifestants ont lancé des objets en direction du siège du gouvernement.

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Agence France-Presse
Skopje

Au moins 19 personnes ont été blessées, y compris un photographe et des policiers, lors d'une manifestation contre le gouvernement macédonien mardi à Skopje.

La police a recouru au gaz lacrymogène et aux canons à eau pour disperser le millier de manifestants qui s'étaient rassemblés en face du siège du gouvernement à Skopje.

La manifestation avait été organisée après qu'un dirigeant de l'opposition eut accusé le cabinet du Premier ministre conservateur Nikola Gruevski d'avoir couvert en 2011 le meurtre d'un homme de 22 ans frappé par la police pendant les célébrations qui avaient suivi les élections.

Aux cris de «Meurtriers! Meurtriers!» et réclamant la démission du gouvernement, des manifestants ont lancé des objets en direction du siège du gouvernement, brisé des vitres du bâtiment, fracassé des voitures garées à proximité et mis le feu à des poubelles.

Quinze policiers figurent parmi les blessés, a dit à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Ivo Kotevski, ajoutant que les manifestants avaient jeté des objets durs sur la police et que le nombre de blessés pourrait s'accroître.

Les tensions politiques sont vives en Macédoine depuis que le gouvernement a accusé en janvier le chef de l'opposition de gauche Zoran Zaev et quatre autres personnes d'avoir espionné et commis des violences à l'encontre de responsables du gouvernement.

M. Zaev, qui a été interrogé début avril par le parquet, rejette ces accusations et affirme au contraire que c'est le gouvernement conservateur qui a mis illégalement sur écoute 20.000 personnes, dont des hommes politiques, des journalistes et des chefs religieux.

M. Zaev a également accusé le Premier ministre d'avoir touché d'une société chinoise 20 millions d'euros de pots-de-vin dans l'octroi de contrats pour la construction de deux tronçons d'autoroute.

Cet échange d'accusations entre les deux leaders politiques a plongé la Macédoine, candidate à l'intégration dans l'Union européenne depuis dix ans, dans une grave crise politique et institutionnelle. L'UE s'est dite préoccupée par cette situation et a demandé une enquête impartiale.

L'opposition a appelé à un grand rassemblement contre le gouvernement à la mi-mai.

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