Les Allemands pensent toujours à la Deuxième Guerre mondiale

Des cyclistes passent devant un tank russe T34 au... (PHOTO FABRIZIO BENSCH, REUTERS)

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Des cyclistes passent devant un tank russe T34 au mémorial rendant hommage aux soldats russes tués durant la Deuxième Guerre mondiale, à Berlin, le 20 avril.

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Agence France-Presse
BERLIN

La Seconde Guerre mondiale reste toujours, 70 ans après, très présente dans l'esprit des Allemands qui jugent par exemple qu'elle influence encore fortement la politique étrangère de leur pays, selon un sondage publié mardi.

Un total de 81 % des personnes interrogées juge que le «comportement international de la République fédérale est influencé par le passé historique de la Seconde Guerre mondiale», notamment quand il s'agit «de la particularité des relations germano-polonaises ou germano-françaises» ou «des engagements vis-à-vis d'Israël».

Pour les trois quarts des Allemands (76 %) interrogés dans ce sondage réalisé par YouGov pour l'agence allemande DPA, la fin de la Guerre doit être considérée comme une libération de l'Allemagne, et non comme sa défaite.

Leur position s'inscrit dans l'esprit du discours historique prononcé en 1985 par le président Richard von Weizsäcker qui avait pour la première fois officiellement jugé que le 8 mai 1945 marquait pour le peuple allemand «la libération du système qui méprise la dignité humaine, érigé par la tyrannie national-socialiste».

Près de la moitié des personnes interrogées (47 %) se disent par ailleurs concernées tant «historiquement» qu'«émotionnellement» par la «page la plus sombre de l'histoire allemande». Pour 40 % cependant, ce chapitre n'a plus qu'une dimension historique.

Le conflit demeure en outre un sujet de discussion en famille, selon ce sondage effectué auprès d'un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population allemande.

Au total, 88 % des personnes interrogées l'ont déjà évoqué, soit pour s'interroger sur le destin de membres de la famille, la responsabilité sociale qui découle de ce passé ou simplement sous la forme de questions sur l'histoire du conflit. Pour 50 %, le sujet revient régulièrement dans la discussion.

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