Vol 4U9525 : la recherche de la 2e boîte noire se poursuit

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Un secouriste français examine des débris sur le site de l'écrasement de l'Airbus A320, près de Seyne-les-Alpes, le 29 mars.

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Marie GIFFARD, Hugues JEANNEAUD
Agence France-Presse
SEYNE-LES-ALPES

Une semaine après l'écrasement de l'A320 de la compagnie allemande Germanwings dans les Alpes françaises, la récupération des restes humains des 150 morts se poursuit comme la recherche prioritaire de la deuxième boîte noire de l'appareil.

Depuis jeudi, les révélations sur la personnalité du copilote de 27 ans, accusé d'avoir précipité l'avion sur la montagne, se succèdent. Selon plusieurs médias, le jeune pilote semblait souffrir de problèmes psychiatriques et s'inquiétait des conséquences de ses problèmes de santé pour sa carrière.

L'édition dominicale du quotidien allemand Bild a publié un récit glaçant des derniers instants du vol 4U9525 de Germanwings, évoquant notamment les efforts désespérés du commandant de bord pour tenter de pénétrer dans le cockpit, où s'était enfermé le copilote, Andreas Lubitz.

Depuis les premières révélations sur le scénario de l'écrasement, de nombreuses compagnies aériennes ont instauré la présence systématique de deux personnes dans la cabine de pilotage. L'Australie est le dernier pays en date à avoir imposé une telle mesure, selon son vice-premier ministre Warre Truss.

Dans les Alpes, les enquêteurs tentent de localiser la deuxième boîte noire, contenant les données du vol. C'est «l'objectif majeur, depuis le début, et encore plus aujourd'hui», a indiqué lundi le capitaine de gendarmerie Yves Naffrechoux.

Pour la première fois, les équipes de recherches et d'enquête ont pu accéder par voie terrestre au site de la catastrophe.

Pas de ballet d'hélicoptères dans la matinée entre la localité de Seyne-les-Alpes, base logistique des secours et des enquêteurs, et les lieux du drame survenu le 24 mars, à une dizaine de kilomètres : les «conditions météorologiques» les empêchent de voler, selon la gendarmerie.

Les équipes ont accédé au site «par la piste déjà existante», un sentier, en cours d'élargissement, qui amène à une plaine où un bulldozer et plusieurs engins spécialisés finissent la dernière partie du chemin jusqu'à la zone de l'écrasement.

Une marche de 3/4 d'heure

Cette piste, qui devrait bientôt être achevée, facilitera l'accès au site et permettra notamment le transport des grosses pièces de carlingue, avait expliqué dimanche à l'AFP le procureur responsable de l'enquête, Brice Robin.

En attendant la fin de son aménagement, les équipes doivent marcher environ «trois quarts d'heure» jusqu'au site d'impact de l'appareil, a précisé la gendarmerie.

Comme les jours précédents, une cinquantaine de personnes travaillent à évacuer les restes humains et les débris du site.

Dimanche, M. Robin avait précisé que «78 ADN distincts» avaient été isolés et devaient être comparés aux ADN des familles pour identification.

La compagnie allemande Germanwings a indiqué lundi avoir affiné son dispositif d'accueil des familles de victimes, avec la création d'un centre d'assistance à Marseille (sud).

«À ce jour, 325 personnes ont fait le voyage jusqu'à Seyne-les-Alpes», a indiqué le directeur des opérations de Germanwings, Oliver Wagner, à la presse à Marseille.

«En majorité des familles allemandes et espagnoles, mais également des personnes en provenance du Mexique, du Japon, de Colombie, du Venezuela ou d'Argentine», a-t-il précisé.

Quatre-vingt-dix personnes sont dévolues à l'accueil des familles, a précisé M. Wagner. Cette équipe est composée en majorité de personnels spécialisés de la Lufthansa, en provenance d'Espagne et d'Allemagne, formés aux situations d'urgence, ainsi qu'une trentaine de salariés de la société londonienne Kenyon International Emergency Services, spécialisés dans la gestion de crise.

Une dizaine de psychologues font partie de ces équipes, dont l'un accompagne systématiquement les convois des familles en autobus entre Marseille et le site de l'écrasement, selon le porte-parole de la Lufthansa, Marc Eskenazi.

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