Turquie: Edogan justifie l'opération menée en Syrie

«La Turquie n'a renoncé à aucun de ses... (PHOTO MURSLE COBAN, AP/DEPO PHOTOS)

Agrandir

«La Turquie n'a renoncé à aucun de ses droits prévus par les traités. Notre enclave est toujours présente en territoire syrien (...) notre drapeau flotte désormais sur le village (syrien) d'Esme (ci-dessus)», a assuré M. Erdogan.

PHOTO MURSLE COBAN, AP/DEPO PHOTOS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Syrie
Syrie

Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
ANKARA

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a défendu lundi l'opération militaire d'évacuation de la garnison chargée de la surveillance d'un site historique ottoman en Syrie par l'existence d'un «risque» d'attaque du groupe djihadiste État islamique (EI), sur fond de vive polémique avec l'opposition.

«Ce n'est certainement pas une retraite. C'est une relocalisation temporaire destinée à préserver la vie de nos soldats», a déclaré M. Erdogan lors d'une intervention télévisée.

Près de 600 soldats turcs équipés de blindés ont pénétré dimanche à 37 km en territoire syrien pour évacuer 37 de leurs camarades affectés à la surveillance de la sépulture de Souleymane Shah, le grand-père du fondateur de l'Empire ottoman.

Ce site historique, situé au milieu d'une zone tenue depuis des mois par l'EI, a par la même occasion été déplacé dans un village frontalier syrien.

Cette incursion turque en Syrie, la première explicitement conduite par Ankara chez son voisin depuis le début de la guerre civile en 2011, a suscité l'ire des détracteurs du régime islamo-conservateur, qui ont dénoncé une fuite face aux djihadistes.

«La Turquie n'a renoncé à aucun de ses droits prévus par les traités. Notre enclave est toujours présente en territoire syrien (...) notre drapeau flotte désormais sur le village (syrien) d'Esme», a assuré M. Erdogan.

Le tombeau d'Osman 1er est considéré comme un territoire turc depuis la signature d'un traité entre la France, qui occupait alors la Syrie, et la Turquie en 1921.

Au Parlement, les députés de l'opposition ont vivement dénoncé lundi l'opération.

«Vous avez abandonné la tombe de Souleymane Shah à l'EI, vous vous êtes rendus et vous célébrez ça comme une victoire. Vous avez laissé une tâche noire sur cette nation», a lancé Arif Hamzacebi, du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate).

«Vous en avez fait un spectacle, vous jouez les héros, mais notre pays n'est pas dupe», a renchéri un de ses collègues du Parti du mouvement nationaliste (MHP, droite), Tügrül Türkes, «vous ne pouvez pas maquiller ça en succès».

Des élections législatives ont lieu en Turquie le 7 juin prochain.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer