Les parents d'Ashya King impatients de voir leur enfant

Le père d'Ashya, Brett King, lors de sa... (Photo: AFP)

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Le père d'Ashya, Brett King, lors de sa libération mardi.

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Gabriel RUBIO-GIRON
Agence France-Presse
Madrid

Les parents du petit Britannique Ashya King, arrêtés en Espagne après avoir retiré sans avis médical, leur enfant malade d'un hôpital anglais, ont promis d'aller le voir «dès que possible», à leur sortie de prison mardi soir près de Madrid.

«Nous allons voir notre fils dès que possible. Nous mourons d'envie de le revoir», a lancé le père d'Ashya, Brett King, aux journalistes devant la prison de Soto del Real, avant de quitter les lieux avec son épouse en voiture.

«Merci pour tout. Merci à l'Espagne de nous avoir aidés. Merci à l'Angleterre de nous avoir aidés», a ajouté Brett King.

Depuis samedi, le petit garçon âgé de cinq ans, souffrant d'une tumeur au cerveau, est soigné dans un hôpital de Malaga, dans le sud de l'Espagne.

Ses parents, Brett King, 51 ans, et son épouse Naghemeh King, 45 ans, venaient alors d'être arrêtés dans cette région après avoir fait sortir Ashya, sans avis médical, d'un hôpital situé dans le sud de l'Angleterre.

Mais mardi soir, alors que le sort de cette famille provoquait un élan de sympathie en Grande-Bretagne, la justice espagnole a décidé leur mise en liberté immédiate, faisant suite à la levée du mandat d'arrêt ordonnée quelques heures plus tôt par la justice britannique et mettant un point final à cette histoire rocambolesque.

La décision a aussitôt reçu l'approbation du Premier ministre britannique David Cameron, qui a jugé «important que ce petit garçon reçoive des soins et l'amour de sa famille», sur son compte Twitter.

Les King avaient expliqué avoir emmené leur enfant jusqu'en Espagne dans l'espoir d'y vendre une maison leur appartenant afin de financer un traitement alternatif, non disponible dans l'hôpital de Southampton, où il était soigné jusque-là.

Mais alertée par l'hôpital, la police du Hampshire avait lancé jeudi une chasse à l'homme à travers l'Europe et émis un mandat d'arrêt, assurant que la vie du petit garçon était en danger.

Opéré récemment, il a besoin d'une sonde gastrique pour s'alimenter.

D'abord présentés comme des «kidnappeurs» par la presse britannique, les King, se sont rapidement attirés sa sympathie après avoir donné leur version des faits, tandis que le travail de la police était vivement critiqué, contraignant les responsables politiques à réclamer le retour à une juste mesure.

Le ministère public britannique a expliqué dans un communiqué «prendre les mesures nécessaires pour lever le mandat d'arrêt concernant Brett et Naghemeh King», les parents, ajoutant qu'aucune autre mesure ne serait prise contre eux.

«Nous allons maintenant communiquer cette décision aux autorités espagnoles afin qu'ils retrouvent leur fils le plus rapidement possible», a-t-il ajouté.

«Situation injuste»

Cependant, le parquet espagnol faisait connaître son intention de demander la remise en liberté du couple mercredi, date à laquelle les époux devaient comparaître pour la deuxième fois devant un juge à Madrid.

Selon une source judiciaire, le procureur estimait en effet que les parents avaient agi pour le bien du garçonnet.

Lundi, le couple King avait refusé son extradition et le juge Ismael Moreno avait décidé leur maintien en détention pour un maximum de 72 heures supplémentaires, avant de décider de les remettre ou non en liberté. Il avait par ailleurs demandé un rapport médical urgent à l'hôpital de Malaga.

De son côté, le chef de la police du Hampshire, accusée de zèle dans cette affaire pour avoir traité comme un acte criminel la tentative désespérée des parents de sauver leur enfant, a fait amende honorable.

«La situation aujourd'hui est injuste. Indépendamment de ce qui s'est passé, nous pensons qu'Ashya a besoin à la fois d'un traitement médical et d'avoir ses parents à ses côtés», a-t-il ajouté.

Peu après l'arrestation du couple, leur fils Naveed mettait en ligne deux vidéos pour expliquer que ses parents avaient cherché un pays où l'on pouvait bénéficier d'une protonthérapie, un traitement de pointe, et décrit l'équipement que la famille avait acheté pour assurer à Ashya le même traitement qu'à l'hôpital, y compris une nouvelle chaise roulante.

«A aucun moment la vie de l'enfant n'a été en danger. Le père sait parfaitement contrôler l'appareil qui l'alimente», avait pour sa part affirmé leur avocat.




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